Tribune

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L’Institut National du cancer (INCa) a publié aujourd’hui un rapport sur la survie des patients atteints de cancers en France. Bonne nouvelle : celle-ci s’améliore. Mais le vrai changement, c’est l’emploi du terme « guérison » pour qualifier les anciens malades.

La journée mondiale contre le cancer ce 4 février permet de « parler cancer » au grand public. Pour autant, le malade, lui, osera-t-il évoquer son cancer au sein de son entreprise, dans son village, en faire part à ses voisins, ses connaissances… ? Le cancer reste encore tabou. Mais à y regarder de plus près, ce tabou commence un peu à se fissurer.

Dominique Gros, sénologue à Strasbourg, revient sur la façon dont sont vécues les mammographies, notamment lorsque le diagnostic n'est pas certain. Comment la phrase "Il n'y a rien mais il faut surveiller" est-elle être perçue par les femmes? Dominique Gros revient sur la manière dont un radiologue vit ces "zones grises" de son métier.

Dominique Gros, sénologue à Strasbourg, s'interroge sur la "culture du ruban rose", qui s'illustre ce mois-ci dans les courses et autres manifestations contre le cancer du sein. D'un côté, il salue cet élan de solidarité féminine; de l'autre, il pointe les dérives marketing qui entourent cette cause.

La fondatrice de l'association Vivre Avec est intervenue lors des premières rencontres annuelles de l'Inca, le 7 octobre dernier pour défendre la place du patient dans les processus de décision autour de sa maladie. Voici l'intégralité de son intervention: "Comment le patient peut-il de nouveau se projeter dans le processus de devenir après sa maladie?


En pleine bataille contre la grippe A, certains sujets de santé publique semblent passer au second plan. Ainsi du deuxième plan Cancer, promis pour mars dernier, reporté à juin, puis septembre, pour être sans doute enfin annoncé dans les jours à venir. On ne sait pas quelle sera la mortalité de la grippe A. On connaît celle causée par les cancers en France : 146.000 personnes en 2005. C’est même l’un des rares chiffres dont on dispose sur la maladie.

 

 

Les malades atteints du cancer s’interrogent légitimement sur leur vulnérabilité face à la grippe A. La réponse à leur apporter fait en ce moment débat dans les centres d’oncologie. Si l’on s’achemine vers une vaccination massive des personnels soignants, la nécessité de vacciner ou non les patients est beaucoup moins évidente. Point sur la vaccination et sur l’accès au traitement par Tamiflu en cours de chimiothérapie.  

Mercredi 9 septembre 2009, en plein désert de la rentrée cinéma, beaucoup moins animée que la rentrée littéraire et ses 659 romans, un film sort du lot comme une aiguille d’une botte de foin. Ma vie pour la tienne de Nick Cassavetes avec Cameron Diaz, Alec Baldwin et Abigail Breslin (la petite fille talentueuse de Little miss Sunshine).

Lorsque j’ai récidivé, j’ai émis l’idée que cela pouvait être liée à un gros stress professionnel. Silence. Quel est le lien entre le corps et l’esprit, me direz-vous… Pas prouvé scientifiquement, donc, hypothèse réfutée. A ma première chimio, je n’avais pas perdu tous mes cheveux, grâce au casque mais aussi à l’acupuncture. J’ai fait part de ces petites aiguilles plantées au sommet du crâne qui ralentissent la chute des cheveux. Silence.

En mars 2009, dans les salles obscures, pendant que les Français se bousculaient pour voir Coco avec Gad Elmaleh, les quelques spectateurs qui avaient choisi de découvrir Chrigu, chronique d’une vie éclairée, disposaient d’une salle de cinéma quasi vide. Pourquoi un documentaire si poignant et si émouvant a-t-il fait un bide au cinéma ?