La ligne est invisible, et pourtant elle est là entre les bien-portants et moi. Comme si en embrassant le cancer à pleine bouche, je m’étais fiancée pour toujours à une forme de marginalité. Je suis bien décidée à rester ancrée dans l’existence, mais il n’empêche, je reste rivée de « l’autre côté », celui du monde des malades. D’ailleurs, les autres ne m’envisagent-ils pas à travers ce prisme ?