Il m’a fallu plus de deux ans pour accepter la «lenteur de vivre ». Il est vrai, il est très difficile de se mettre au diapason d’un corps soudain au ralenti.

Michèle Guigon, comédienne et co-auteur du spectacle « La vie va où ?... » évoque son parcours et comment l’écriture et l’humour lui permettent de partager sur scène son expérience du cancer.

Prothèse massive fémur+genou

Portrait de katenkit95

Bonsoir,
J'ai eu en ostéosarcome du fémur il y a 17 ans, je n'avais que 13 ans. J'ai gardé ma 1ère prothèse jusqu'en 2003, prothèse mobile. Je vivais super bien, je marchais beaucoup, je tombais parfois mais jamais rien de grave lol.

La ligne est invisible, et pourtant elle est là entre les bien-portants et moi. Comme si en embrassant le cancer à pleine bouche, je m’étais fiancée pour toujours à une forme de marginalité. Je suis bien décidée à rester ancrée dans l’existence, mais il n’empêche, je reste rivée de « l’autre côté », celui du monde des malades. D’ailleurs, les autres ne m’envisagent-ils pas à travers ce prisme ?