Depuis près de dix ans, Narayani Subramanian est infirmière à Paris, dans un service d’oncologie réputé. Pour la Maison du Cancer, elle raconte son métier, et un quotidien émaillé de joies et de moments difficiles. Témoignage.

Anticiper l’organisation et les conditions préférables de sa mort est l’un des rares avantages qui peuvent aller avec la «longue maladie», même si pendant longtemps on n’en veut rien savoir. A  travers l’exemple de Martine, qui a su en deux ans orchestrer avec délicatesse et sens son départ, ce sont des possibilités inspirantes qui nous sont transmises.

Les soins palliatifs sont des soins prodigués non pas dans le but de guérir une maladie, mais ses conséquences. Ils visent à privilégier le confort du patient, que ce soit par administration de morphine ou le recours à un psychologue. De plus en plus de patients souhaitent recevoir ces soins à domicile. Mais cela nécessite quelques aménagements.

Le docteur Claude - Alain Planchon, spécialiste de médecine nucléaire et de cancérologie à L’Hôpital Américain de Neuilly, est aussi écrivain. Sensibilisé aux conditions de fin de vie des enfants malades, il publie un conte, « le Prince aux mains rouges ».Tous les bénéfices seront reversés à un centre spécialisé. Rencontre. 

Ces deux dernières années, Leda s'est retrouvée prise dans ce qu'elle appelle une « constellation de cancers ». Tous étaient de mauvais pronostic dès le début, et elle a donc du accompagner jusqu’au bout de leur vie quatre de ses proches les plus chers. Un chemin ardu et pourtant irremplaçable, qui l'a menée à l'essentiel.

Le film Ma Compagne de nuit, sur les écrans depuis le 23 mars, raconte l’histoire de Julia. Atteinte d’un cancer en phase terminale, elle demande à une jeune inconnue de l’accompagner jusqu’à la fin. Un sujet sensible et longtemps tabou qui mérite d’être traité au cinéma tant il fait aujourd’hui partie de nos vies. C’est  en tous cas l’avis d’Isabelle Brocard, la réalisatrice.

Depuis « La mort intime » paru en 1981, Marie de Hennezel revendique un accompagnement de qualité pour les malades incurables et une approche plus humaine des dernières heures de vie. Récemment nommée expert scientifique du nouvel Observatoire National des Conditions de la fin de vie, elle nous rappelle l’essentiel des soins palliatifs.

Ils ont pour vocation de soulager les souffrances physiques et psychiques de patients gravement atteints par la maladie. Ils sont aussi plus que cela : une approche globale de la personne et de la famille accompagnant son proche dans une phase terminale. Comment y avoir recours ? Le Dr Anne Richard, Présidente de la  SFAP (1), nous donne quelques repères essentiels.  

Dans les revues spécialisées, les recommandations du Plan cancer et dans les hôpitaux, les soins de support font de plus en plus parler d’eux. Mais que regroupent-ils ? Tous les patients peuvent-ils en bénéficier ? En être remboursés ? Explications.

 

Le Dr Joseph Gligorov, oncologue à l’hôpital Tenon à Paris, nous explique pourquoi les traitements du cancer épuisent les patients et s’il est possible d’agir contre cette fatigue, première plainte des malades avant la douleur.