Scanner, Irm, Pet Scan, notre vie de malade est jalonnée de ces examens. Ils sont essentiels au suivi à la trace du crabe. La bête est-elle calme, plutôt en fuite ou au contraire de plus en plus envahissante ? La réponse à cette question conditionne… à peu près tout : poursuite ou non du traitement, changement de protocole, retour à la chimio après une pause ou au contraire son arrêt, enfin.

Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.