En raison d’effets secondaires trop gênants, d’un projet de maternité ou tout simplement par choix, certaines femmes refusent l’hormonothérapie ou décident d’arrêter leur traitement en cours. Qu’en pensent les spécialistes ? Et comment réagissent-ils;face au manque de compliance de ces patientes ?

Armée de foulards, borsalino et maquillage, Marie-Laure Allouis  aide les patients à se réconcilier avec leur image souvent mise à mal par la maladie. Cette infirmière à l’Hôpital Georges Pompidou à Paris a en effet une double casquette : soignante et « relookeuse », deux missions qu’elle assume avec une conviction toute communicative. 

l'après cancer

Portrait de genio

bonjour,
j'ai eu un cancer de la prostate, dépisté à temps, et qui a fait l'objet d'un traitement par radiothérapie et hormonothérapie.
j'ai été soigné au CHU de Grenoble par une équipe remarquable en qui j'ai toute confiance.
depuis la fin du traitement hormonothérapique, je présente les symptomes suivants :
-prise de poids importante : 10 à 15 kg
-bouffées de chaleur comparable à celles ressenties pendant la ménopause,(je suis un homme!)
-fatigue prononcée et allant s'accentuant

Une fois passés les traitements lourds, les femmes ayant un cancer hormono dépendant (60 % des cancers du sein) n’en ont pas fini : afin de limiter le risque de récidive, leur est encore prescrit pendant 5 ans de l’hormonothérapie. Et pourtant, certaines la refusent ou l’arrêtent en cours de route. Effets secondaires, atteinte à leur vie de femme, bref, c’est pour elle le traitement de trop. Face à ces rebelles, quel discours du corps médical ?