Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.

Si elles étaient assises cote à cote dans le métro ou au cinéma, elles ne s’adresseraient pas la parole. A peine se jetteraient-elles un regard furtif. Dans la capitale, on ne se parle pas si facilement entre inconnus. Ici, dans ces salles en attente de leur chimio, elles sont autres, toutes reliées par le fil de la maladie.

N’appréhendez pas la douleur car les perfusions sont indolores.

-  Pour ne rien sentir au moment de piquer dans le cathéter, pensez à mettre un patch anesthésiant  une heure et demi avant votre rendez vous. Il faut que la partie blanche, anesthésiante, recouvre parfaitement le cathéter.