Saviez-vous que le rôle des hormones dans le cancer du sein a été démontré dès 1896? Et que dès le début du XX siècle, les débats sur la part de l'hérédité et du "tempérament" faisaient rage, tout comme ceux sur l'impact de notre mode de vie sur la santé? Jacques Rouëssé, membre de l'Académie Nationale de médecine, brosse une histoire de la cancérologie, qui, du diagnostic aux traitements, permet de mieux comprendre les enjeux actuels.

C'est la question délicate posée par le sénologue Dominique Gros dans la revue Oncomagazine. Après une erreur de diagnostic sur une patiente qu'il "aimait bien", le médecin s'interroge sur les effets, positifs et négatifs, de la proximité relationnelle malade/soignant. Chacun ne préfère-t-il pas légitimement un bon médecin qu'un médecin bon?

Le Docteur Frousse et moi

La relation malade/médecin, comme toute relation humaine, est traversée d'émotions. Voici un condensé de mon histoire avec celui que j'appelle "Dr Frousse" - et pour qui j'ai néanmoins un grand respect -.


Par un beau soir de juin  2002, le Dr Frousse m’annonce une forme rare de leucémie aigue, love at first sight.


En 2003, deux mois après une autogreffe,  il me dit de reprendre une vie normale. Ah oui ! En me tenant au mur chez moi ? Mais c’est quoi « une vie normale » ? ">

L’annonce d’un cancer est toujours un traumatisme. Mais sa violence dépendra en grande partie de la manière dont elle s’est faite. Entre deux portes, au téléphone, bref en quelques mots assénés froidement, ou au contraire, avec toute l’humanité requise. Pour mieux encadrer ce moment douloureux, le plan cancer I a mis en place un diagnostic d’annonce. Qu’en est-il de l’application de ces mesures dans la pratique ?