Il fait gris et mon moral est aussi terne que le temps. Je me traine un spleen gluant, bouillasse de peur, de doute et de ras le bol. Marre de passer d’un traitement à l’autre, de ces odeurs d’hosto, de ces examens sans fin, de ces petites douleurs répétitives, une perfusion par ci, une prise de sang par là, …

Le corps féminin et par suite, le sentiment de féminité sont mis à mal par un cancer du sein, pendant et après la maladie. La perte des cheveux et/ou l’ablation totale ou partielle du sein, sont autant de moments de détresse vécus par les patientes. Deux psychologues défendent l’idée que la souffrance des femmes doit être entendue.