Chef de service à haute réputation dans un grand hôpital parisien, il pourrait se contenter de goûter son succès. Mais le Pr David Khayat combat le cancer grâce à l’écriture, aussi. Après quelques essais et romans, il  livre une confession touchante sur son métier, l’importance de la parole et de l’écoute dans toute consultation de cancérologie. 

Quand le cancer fait irruption, l’incertitude pèse sur les patients et leur entourage, générant une grande anxiété dans le vécu de chacun. Face à leurs questions, les soignants n’ont hélas pas toujours de réponses. Parce que parfois… ils ne savent pas.

Pour le patient, changer de médecin est un droit. Mais rompre l’alliance thérapeutique engagée sur le long terme avec son oncologue est loin d’être une décision facile à prendre. Dans certaines circonstances, oser cette rupture s’avère toutefois souhaitable. Pour quelles raisons décide t-on de changer de cancérologue? Comment procéder dans cette situation peu banale ? 

 

Dans son livre « Cancer : le malade est une personne », Antoine Spire, journaliste et ancien directeur du département « recherche en Sciences Humaines » de l’Institut National du Cancer déplore le manque de soins personnalisés et condamne le manque de formation en psychologie ou philosophie des médecins français. Il nous expose ses arguments. L’oncologue Frédérique Maindrault-Goebel lui répond ensuite.     

En réaction aux critiques exposées par le journaliste Antoine Spire, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel, oncologue à l’hôpital Saint-Antoine, répond.  Selon elle, la clinique en cancérologie est la plupart du temps de qualité, la prise en charge personnalisée des patients aussi. Elle reconnaît toutefois que le manque de temps et de formation des médecins  reste un problème à endiguer.

L’équipe de la maison du cancer a enquêté sur la première question lancée par Bernard Giraudeau, dans la web-émission « Nous irons tous à l’hôpital ». L’article dresse un état des lieux sans appel sur la pénurie actuelle et future d’oncologues, sur les choix politiques, et sur la désaffection pour cette filière. Une situation très critique pour les malades et futurs malades.