Dans les établissements, la logique comptable et réglementaire peut parfois faire perdre de vue l'objectif initial d'accompagnement et de soin. Exemple avec le dispositif d'annonce, qui ne doit pas se transformer en entretien balisé et codifié. La psychologue Florence Barruel plaide pour que malades comme soignants puissent laisser s'exprimer leur subjectivité.

Le Docteur Frousse et moi

La relation malade/médecin, comme toute relation humaine, est traversée d'émotions. Voici un condensé de mon histoire avec celui que j'appelle "Dr Frousse" - et pour qui j'ai néanmoins un grand respect -.


Par un beau soir de juin  2002, le Dr Frousse m’annonce une forme rare de leucémie aigue, love at first sight.


En 2003, deux mois après une autogreffe,  il me dit de reprendre une vie normale. Ah oui ! En me tenant au mur chez moi ? Mais c’est quoi « une vie normale » ? ">

La relation médecin/patient dans le cadre d'un cancer n'est pas un long fleuve tranquille. Voici le témoignage de Marina, sur sept ans de hauts et de bas avec celui qu'elle a surnommé (et on la comprend): Docteur Frousse.

L’annonce d’un cancer est toujours un traumatisme. Mais sa violence dépendra en grande partie de la manière dont elle s’est faite. Entre deux portes, au téléphone, bref en quelques mots assénés froidement, ou au contraire, avec toute l’humanité requise. Pour mieux encadrer ce moment douloureux, le plan cancer I a mis en place un diagnostic d’annonce. Qu’en est-il de l’application de ces mesures dans la pratique ?