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La maladie est un véritable séisme pour vous, mais les ondes de choc se répercuteront immanquablement sur votre entourage. Et en premier lieu, sur ceux qui partagent votre quotidien : vos enfants. Faut-il épargner les petits, sous prétexte qu’il vaut mieux de ne pas leur transmettre vos inquiétudes ?

La maladie est un véritable séisme pour vous, mais les ondes de choc se répercuteront immanquablement sur votre entourage. Et en premier lieu, sur ceux qui partagent votre quotidien : vos enfants. Faut-il épargner les petits, sous prétexte qu’il vaut mieux de ne pas leur transmettre vos inquiétudes ? Pas forcément. Les enfants sentent qu’il y a un mal-être, un malaise et s’ils n’en connaissent pas la cause, ils ont vite fait de s’en attribuer la cause. « Il y quelque chose qui ne va pas, perçoivent-ils, et c’est peut-être ma faute ». Alors avec des mots simples et appropriés, c'est-à-dire non anxiogènes, il est donc important de leur dire que « maman ou papa est malade ». Reste qu’il est assez difficile d’expliquer pourquoi les médicaments vont le rendre plus malade encore. En effet, la maladie « ne se voit pas » au départ, alors qu’elle apparaît au vu de tous plus tard, lorsque « maman ou papa » commencent à prendre des médicaments pour se soigner. Des médicaments qui rendent plus malades ? Une logique difficile à comprendre pour les petits, habitués à prendre des potions pour aller mieux…
S’ils ne prennent pas tout à fait conscience de la maladie au départ, les enfants sont souvent remués par l’apparition de symptômes consécutifs au traitement. La perte des cheveux est ainsi un cap difficile à passer pour eux aussi. C’est pourquoi il faut les informer pas à pas, en amont, afin de désamorcer un tant soit peu leurs inquiétudes. Anouchka
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Publié dans : Les Chambres > Les parents
Tags : Verite, Transparence, Tabou, Se Taire, Peur, Parler, Maladie, Famille, Enfant, Dialogue, Confiance
Publié le 22/07/2009 à 8h54 - Dernière modification le 24/07/2009 à 2h00
Commentaires : (9)

Bonjour,
Dans mon cas mon fils est au courant depuis le début, il avait 4ans à cette époque. Mais malheureusement depuis j'ai rechuté plusieurs fois et actuellement je suis encore en chimio. Je penses que les enfants ont un autre regard sur la maladie.
Cordialement, Lau
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Il faut dire la vérité aux enfants , avec des mots simples. Les enfants sentent les choses et captent nos émotions. Ce sont de vraies éponges. Lorsque je suis tombée malade,je l'ai dit à mes deux fils ( 9 et 11 ans) et aujourd'hui, ils m'en savent gré; je crois même que cela a contribué à ma guérison.
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A l'annonce de la maladie je ne me suis pas inquiétée pour moi mais pour mon fils et pour ma mère qui était elle aussi en chimio à ce moment là...Je me suis effondrée car je ne savais pas comment leur annoncer cette terrible nouvelle. J'étais déjà éreintée par la maladie de ma mère, alors assumer la mienne était vraiment difficile. Le fait est que j'ai voulu à tout prix faire comme si... éviter que mon fils agé de douze ans alors, s'inquiète et à chaque chimio je préférais qu'il soit chez son père. Résultat, il m'en veut car apparemment je ne lui ai pas assez fait confiance. Il voulait être là et me montrer qu'il pouvait m'aider, je ne l'ai pas compris. Le fait d'avoir voulu le protéger de toute cette maladie me l'a enlevé car maintenant il ne désire plus vivre avec moi mais avec son père.Il ne veut plus vivre chez nous alors que nous avions des liens très forts.Il n'y a pas eu de non dit, de secret, nous discutions quand il posait des questions. J'ai juste essayé de minimiser mes souffrances quand il était avec moi.Et voilà le regrettable résultat. Le cancer m'a retiré, en plus du reste, la personne pour laquelle je me suis battue corps et âme .Sans lui je n'aurai pas eu cette rage.Le seul conseil que je peux donner est une aide psychologique avec une personne spécialisée. Elle m'a ouvert les yeux et m'a fait comprendre ce que mon fils a pu vivre . J'aurais du demander son aide avant.Mais il est vrai que le cancer accapare toute notre tête et que l'on fait ce que l'on peut pour ne pas sombrer et pour gérer au mieux . Mon conjoint est une personne remarquable et après m'avoir soutenue dans la maladie il est encore présent dans cette déchirure. Ma psychologue est une personne très importante dans ma compréhension, de la maladie , de la maladie au sein de la famille.Elle me permet de comprendre certaines de mes attitudes et comportements accès de colère en l'occurence envers les êtres que j'aime le plus. Il n'y a plus de vie sans cancer et il faut l'accepter. Je déplore simplement que nous ne soyons pas assez lucides au moment de la maladie pour être en contact avec des personnes aussi compétentes.Ce n'est qu'après un certain temps que l'on se rend compte du désastre qu'engendre le cancer.
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Oui deux fois Oui.C'est à vous de lui expliquer que ,malade, vous vous soignez et ceci sans rentrer dans de longues explications,simplement.Votre fille pense protéger son enfant;erreur! un enfant est une véritable "éponge" ;il ressent les malaises et ne pas savoir ni comprendre ce qui se passe l'angoisse beaucoup.Parler libèrerait les craintes de votre petite-fille et celles de sa mère ,j'en suis convaincue. soleil 08 (anciennement soleil)
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Je suis grand-mère d'une petite-fille de 20 mois. Sa mère, ma fille m'a interdit d'en parler à la petite, sur le conseil de son pédiatre. Ma petite fille refuse que je la touche ou que je m'approche d'elle. Elle dit non, non, quand elle m'aperçoit. Elle me rejette. Cela me fait beaucoup souffrir. A cette souffrance s'ajoutent celles entrainées par la maladie et la chimiothérapie que j'ai subie depuis 1an1/2 pour mon 2ème cancer. Je n'ai plus de cheveux depuis.
Est ce que les non-dits sont pire que tout ? Faut-il en parler à ma fille ?
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pour moi aussi je pense que les non dits sont pire que tout.
A l'époque ou je suis tombée malade mon fils avait 3 ans et ma fille 8 ans. Mon fils était très proche de moi car j'avais pris un congé parental et il ne s'était jamais séparé de moi...or pour le traitement je devais être hospitalisée 3 nuits toutes les 3 semaines et habitant du côté de Disney et me faisant suivre à Curie à Paris, les enfants ne pouvaient pas me voir pendant le traitement.
Dès l'annonce de la maladie, on leur a expliqué les choses, que maman allait être malade, qu'elle allait devoir aller très souvent à l'hôpital, qu'il faudrait faire attention à l'endroit du pac lors des calins, que maman allait perdre ses cheveux, serait fatiguée... Lors de ma 1ère hospitalisation, mon fils a fait quelques betises, il a écrit sur les murs de sa chambre mais après plus rien. Les enfants m'appelaient tous les jours à l'hôpital. Ils sont venus me voir une fois à l'hôpital pour qu'ils puissent voir l'univers dans lequel j'étais. Ils m'ont vu avec les perfs branchées au pac. Ma fille n'a pas bcq parlé avec nous, ne posait pas trop de questions, par contre elle en parlait avec ses copines. J'ai prévenu sa maitresse de mon cas pour qu'elle surveille ma fille et qu'elle nous prévienne en cas de soucis. On lui demandais souvent si elle allait bien et si elle avait des questions. Mon fils lui posait plus de questions mais a très bien vécu cette période. Quand j'ai commencé à predre mes cheveux, je n'ai pas voulu leur montrer au début car moi même je ne voulais pas me voir. Ils savaient que je n'avais plus de cheveux et que j'avais une perruque puis pas longtemps après ils ont réclamé à le voir sans perruque. Cela s'est très bien passé. Quelques mois après mon fils ne se souvenait même plus de moi avec mes cheveux. Le traitement a duré 1 an, cela faut 1 an que cela est terminé, les enfants ont repris leur petite routine... et vont très bien.
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"papa pati" ,voici les deux mots que ma fille prononcaient à chaque départ pour l'hôpital .Elle qui avait son petit vocabulaire à 15- 16 mois a cessé de progresser en langage durant plus d'un an.J'ai beaucoup culpabilisé:qu'avais je "raté "?. Nous lui avions pourtant expliqué les faits et elle semblait comprendre que papa était malade , se soignait et elle faisait attention à son cathéter pendant les calins.Durant plus d'un an sa sagesse,son calme nous a intrigués..Je pensais à consulter.Lorsqu'elle est rentrée en toute petite section à 2 ans et demi ,elle a comblé une année de langage en très peu de temps. ...comme si le cerveau avait tout stocké et restituait tout.Je pense que malgré son très jeune âge elle a tout ressenti et ne s'est jamais autorisée à faire de bêtise, de bruit, comme pour ne pas rajouter à notre "épreuve".Elle renaissait elle aussi.
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je pense aussi que les non dits sont pire que tout. pour ma part j'informe ma fille de 5 ans au fur et a mesure qu'arrive les choses. elle comprend tres bien et me pose des questions.
Elle m'aide beaucoup en gestes et avec sa joie de vivre.
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Je n'ai jamais rien caché à mes 2 filles : même si dans un premier temps, c'est très dur, elles ont très bien compris, mais font preuve d'énormément de courage et de joie de vivre. Cela est énorme et me donne un courage fou !
A mon avis, les non-dits sont pire que tout !
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