Sophie Davant, journaliste et animatrice, a participé à la campagne "choc" de sensibilisation au dépistage du cancer du sein menée par le magazine Marie-Claire. Une maladie qu'elle ne connaît que trop bien puisque sa mère est décédée d'un cancer du sein à l'âge de 44 ans. Dans cet entretien vidéo, elle revient sur l'importance du dépistage, souligne les autres batailles à mener dans la lutte contre le cancer et livre quelques précieux conseils à destination des proches de malades.

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Durée vidéo: 3min23s

Des propos recueillis par Christophe Mangelle.

A lire: Sophie Davant, Au-delà: Grandir après la perte, Michel Lafon, mars 2009

 

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Commentaire : (1)

Portrait de cerOnac

Beau témoignage personnel, merci...
Il y a un peu plus de 20 ans, j'ai perdu mon père d'un cancer, il me manquait la maturité nécessaire et pourtant il m'a fallut lui dire qu'il ne rentrerait pas à la maison... parce que personne ne voulait s'en charger, ni le personnel, ni le médecin qui le suivait et qui m'avait répondu que ce n'était pas à lui de le faire. J'ai mis des années à m'en remettre. On était seul(e) avec sa souffrance... Mais c'était il y a 22 ans ! On ne parlait pas effectivement du côté psychologique, ni d'accompagnement.
Ces dernières années, ce fut mon tour d'être touchée par le cancer et j'ai vu une évolution très nette dans ce domaine. Je me plais souvent à dire que le personnel du service où j'ai été opérée puis suivie encore aujourd'hui, a "quelque chose en + !", jusqu'à la secrétaire qui me donne mes RV. Une humanité, une psychologie et une gentillesse qui fait du bien quand on a/est mal... Il y a aussi toute cette information sous forme de petits fascicules à notre disposition par le biais d'associations, toujours plus nombreuses, ou l’Espace Rencontres Information de plus en plus présent aussi dans les Centre de Lutte contre le Cancer.
Il ne faut pas hésiter c'est sûr à voir un psy pour évacuer, comprendre, avancer... le cancérologue sera de moins en moins à l'écoute car il a de plus en plus de cas à traiter... et aussi, faire appel aux associations, qui sont là pour l'écoute et l'aide. Il ne faut pas oublier son médecin traitant qui peut apporter beaucoup de soutien.
Communiquer avec ses proches est certes aussi très important mais Oh ! combien difficile. On a souvent la théorie mais la pratique est toute autre, d'où l'intérêt justement, quand ça devient trop lourd, de la présence des gens de métiers, des assos, des forums pour partager ! Il y a aussi certaines personnes qui puisent leur force dans leur silence et leurs non-dits...
Malgré l'évolution de l'information, du dépistage, de l'aide psychologique, de la formation du personnel médical dans ce sens... rien n'est simple, rien n'est carré, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.

cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le coeur... L'essentiel est invisible pour les yeux"