Ce site créé par le professeur Jean-Pierre Lotz, chef du service d'oncologie médicale de l'hôpital Tenon à Paris, fournit des informations médicales et juridiques aux patients.
Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.

Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.
Un épiphénomène, certes, car elles sont plutôt expertes, nos blouses blanches. Il n’empêche. Après toutes ces semaines de traitements, notre seuil de tolérance à la douleur est en chute libre. Un ras le bol d’être trituré qui s’exprime par un rejet en bloc de ces toutes petites souffrances. Alors, j’ai décidé d’assumer. Désormais, pour chaque scanner (à raison d’un tous les trois mois), je me patche ! Précisons derechef que je n’ai aucune accointance avec les vendeurs de patchs. Mais que je leur sais gré de m’éviter de souffrir inutilement. Une heure et demi avant la perfusion, je me scotche sur le bras mon anti-douleur. « Comme pour les enfants », dis-je à une infirmière, revendiquant bêtement ma couardise. « Vous avez bien raison, m’a-t-elle répondu, et d’ailleurs, de plus en plus d’adultes y recourent ». Ainsi, nous serions quelques uns à « être à saturation » au bout de ce long parcours … Sans autre honte ni jugement de valeur sur notre courage, évitons alors ce qui est évitable. D’ailleurs, cela vaut aussi pour le labo du coin, celui où on se rend pour les sempiternelles prises de sang de contrôle. Au fil du temps, j’ai repéré celle qui pique comme une fée, et l’autre comme une brute. Je me débrouille souvent pour venir lorsque je suis certaine de tomber sur la plus experte des piqueuses. Pourquoi ne pas se ménager, un peu ? Anouchka
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Publié dans : La Salle de soins > Traitement
Tags : Scanner, Prise De Sang, Piqure, Pet Scan, Patch, Douleur, Anti Douleur
Publié le 11/01/2010 à 2h34 - Dernière modification le 11/01/2010 à 2h37
Commentaires : (7)

il n'y a pas de "petites douleurs". il est nécessaire et utile de prévenir et soulager toutes les douleurs, y compris celles des soins, trop souvent négligées.
les moyens existent désormais de le faire. Ils restent encore trop souvent sous utilisés par les équipes soignantes.
parmi les moyens existants, bien sur le matériel est important, la dextérité de l'infirmier, le patch pour les piqures, le mélange gazeux d'oxygène et de protoxyde d'azote si besoin. Sans oublier toutes les techniques non médicamenteuses plus souvent utilisées chez l'enfant, mais très efficaces et utiles aussi chez l'adulte : la distraction, l'hypnoanalgésie. Penser à autre chose, discuter, faire un jeu vidéo, etc. sont très efficaces lors des soins pour ne pas ressentir la douleur, à condition qu'elle ne soit pas trop intense et le soin pas trop long. ces méthodes s'associent aux moyens médicamenteux.
nous avons en France la chance d'avoir une législation qui permet au patient de faire valoir le droit au soulagement et à la prévention de sa douleur;
un centre existe également qui aide les équipes à avancer dans ce domaine : le centre national de ressources de lutte contre la douleur.
contrairement à ce qui est souvent dit, la France dans ce domaine n'accuse pas plus de retard que les autres pays, y compris occidentaux.
la douleur, en particulier celle des soins, est partout dans le monde encore considérée comme normale tant par les personnes malades que par les personnels de soins (ce sont les études qui le montrent).
il faut progresser ensemble, dans ce domaine comme dans les autres et ne pas hésiter à demander une prévention de la douleur des soins.
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On ne peut pas tout le temps alterner un bras ou l'autre, moi on ne pouvait plus me piquer que sur un bras. Sur l'autre les veines étaient vraiment trop petites. J'ai eu de la chance l'infirmière qui venait à domicile prenait des petites aiguilles comme pour les enfants et faisait attention de ne pas piquer sur le même endroit que precedemment. Attention aux bleus et hematomes après. Pour la chimio à Curie on me posait un patch dès mon arrivée. Par contre pour passer mon IRM à Curie, on m'a piqué 4 fois avant de trouver le bon endroit... 3 infirmières différentes se sont relayées... En tout cas, vive les patchs... c'est vraiment un petit plus qui m'a été utile pour me piquer sur le pac...
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pour les prises de sang, il faut bien sur alterner les bras, il faut savoir aussi qu'on peut piquer ailleurs (pieds, mains etc) et le truc aussi c'est immédiatement après appliquer un gel d'arnica et prendre une dose d'arnica avant et après.
l'homéopathie ça marche bien sur les piqures. Courage ;-)
pour la chimio, voilà ce que j'ai pris et constaté qui marche bien:
- les probiotiques pour les problèmes intestinaux et d'aphtes
- pour la peau et les ongles, les gélules d'huiles de poisson et de vitamine E
-pour le tonus la vitamine C
- boire beaucoup pendant et après la chimio pour évacuer les produits chimiothérapiques avec des drainants du foie (citron artichaut romarin radis noir). J'ai vraiment insisté sur le citron à toutes les sauces et vraiment je n'ai eu aucun problème, pas de perte de gout ni d'appétit. pour les nausées y a un truc d'enfer c'est le gingembre j'en prenais tous les matins et franchement extra.
on peut prendre modérement aussi quand on n'a pas d'appétit des petits morceaux de gingembre confit.
Courage !!!
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Comme CeRonac je n'ai plus qu'un seul bras piquable ! et avec veines en mauvais état. Un conseil, bien choisir son labo pour les examens, qu'il y ait une infirmière et non pas comme la plupart du temps des techniciens de labo. L'infirmière maitrise le "Butterfly" , aiguille fine, moins traumatisant pour les veines fragiles (utilisé souvent pour les enfants).
ResKP
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Bonjour,
vouloir ne pas avoir mal ce n'est vraiment pas de la "couardise" !La reconnaissance de la douleur provoquée par les actes de soins (prises de sang, pansements, biopsies, médullogrammes....)commence à voir le jour...et la prévention de ces douleurs à être enseignée...alors il faut réclamer à corps et à cris toutes ces "petites" méthodes qui permettent de ne pas avoir mal (patch, MEOPA...) !!!La douleur n'est pas normale ! il faut que cela rentre dans les têtes de tous les médecins et soignants !!!En France nous sommes très en retard....
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C'est tout à fait exact qu'à la fin on n'en veut plus......
Alors OUI! OUI! OUI! aux patchs dés les premières fois et sur le site pour les cures aussi bien sur!!!D'ailleurs mon oncologue me les avait prescrits.
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Le problème...
J'en viens de la pipik pour contrôle !
En fait, le bras droit on touche plus pour cause de lymphoedème, le bras gauche veines pas apparentes et fines, toujours un poême pour me piquer et récolter trois gouttes de sang... peut-être une chimio faite sans site a fragilisé ?
Ce matin donc j'ai dû y retourner, la gentille infirmière qui a eu du mal à me piquer à trouver une petite veinule sympa qui n'a pas claquée mais par contre ça descendait très lentement... trop ! puisque j'ai été rappelée pour cause de sang qui a coagulé.
Tout ça pour en revenir au patch et dans mon cas, dire que ce n'est pas possible ! entre les veines qui claquent, celles qui sont trop fines, celles qu'on ne distingue pas trop... ben elles piquent souvent à plusieurs endroits ! il me faudrait mettre plusieurs patchs sur le bras et la main au cas zoù... Ceci dit, je ne suis pas encore traumatisée, dans l'ensemble, elles ont toujours trouvé et sont gentilles et délicates le plus possible et je n'ai pas tant d'examens comparé à d'autres...
J'ai appris qqchose bien qu'on puisse s'en douter ! Je suis arrivée (forcément vu le temps) avec un bras bien froid... d'où difficulté supplémentaires pour que les veines apparaissent ! suffit de se passer les mains sous l'eau chaude ou bien se couvrir le bras ou attendre un peu d'être réchauffée. Voilà mon expérience en ma matière !
cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le coeur... L'essentiel est invisible pour les yeux"
"Ce qui ne parvient pas à la conscience, revient sous forme de destin..."
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