L’association a pour but de contribuer à la reconstruction identitaire des femmes atteintes d’un cancer, en particulier d’un cancer du sein, grâce à un partage d’expérience, et par la diffusion de tout type d'informations
Un marqueur pour repérer le risque accru de métastase pulmonaire
Parmi toutes les femmes atteintes d’un cancer du sein, certaines risquent de développer une métastase pulmonaire. Savoir repérer celle-ci avant même qu’elle ne soit décelable à l’imagerie, apporterait une aide précieuse. C’est justement l’enjeu de la toute dernière découverte de chercheurs français …

Entre le moment où une tumeur dissémine des cellules pour aller s’installer dans un autre organe et celui où celles-ci forment une métastase, il peut se passer des mois ou des années. Jusqu’ici, il était impossible de déterminer quelles femmes atteintes d’un cancer du sein étaient à haut risque de métastase pulmonaire. Il fallait attendre que la métastase soit décelable, et cela représentait une perte de temps précieux. Demain, reconnaître de manière très avancée ces patientes à haut risque sera peut-être possible. Explications.
1 – De quoi dépend le développement d’une métastase ?
Il dépend des capacités par les cellules tumorales, à surmonter les nombreux obstacles qui les attendent pour migrer et s’installer dans un autre tissu. Un peu comme des guerriers ayant à conquérir un nouveau territoire semé d’embûches, ces cellules tumorales doivent d’abord se séparer de leur «tribu» d’origine (le cancer initial), puis envahir les tissus voisins, trouver un moyen de locomotion (le sang ou la lymphe), échapper à nos petits soldats de l’immunité dont la mission est de les tuer et enfin, trouver des conditions propices à leur nouvelle installation dans un territoire qui leur est étranger. C’est très compliqué, même pour des cellules cancéreuses. Pour arriver à leurs fins, elles doivent souvent «ruser». L’une des ruses qu’elles utilisent est de changer certaines de leurs caractéristiques en fonction de leurs besoins, un peu comme des mutants. Elles sont notamment capables d’exprimer un gène baptisé «gène Kindlin-1», qui commande la fabrication d’une protéine Kindlin-1 très spéciale. Sa mission ? Leur permettre de se «décoller» de la tumeur d’origine, car c’est le préalable indispensable à leur départ vers d’autres horizons (en l’occurrence, le poumon).
2 – En quoi la protéine produite par ce gène intéresse-t-elle les chercheurs ?
Les chercheurs de l’Inserm 735 (laboratoire d’Oncogénétique de l’Institut Curie) ont réussi à prouver qu’un taux anormalement élevé de protéine Kindlin-1 au cœur du cancer du sein primitif était associé à un risque très accru de métastase pulmonaire. Le taux de protéine Kindlin-1 deviendrait en quelque sorte un «indic», ou, ce qu’on appelle dans le langage médical, un «marqueur». En effet, un marqueur est une protéine produite principalement par certaines cellules cancéreuses (très peu ou pas du tout par les cellules saines) et que l'on retrouve donc chez la personne atteinte d’un cancer, en quantité anormale. Dans ce cas précis, plus son dosage est élevé et plus cela veut dire que le nombre de cellules tumorales susceptibles de quitter la tumeur mammaire à la conquête de nouveaux territoires, est important. C’est donc un moyen simple et efficace d’apprécier le niveau de risque de métastase pulmonaire …
3 – Ce marqueur présente-t-il d’autres intérêts ?
En plus d’avertir les oncologues du danger, la protéine produite par le gène Kindlin-1 pourrait aussi amener les cellules métastatiques à leur perte. En effet, si ce gène Kindlin-1 est indispensable aux cellules tumorales pour proliférer, il y a de bonnes chances pour que son blocage - et donc l’absence de fabrication de la fameuse protéine «décolleuse» - ait l’effet inverse : l’impossibilité pour les cellules tumorales de quitter le sein. C’est d’ailleurs ce qui a été observé chez l’animal. Empêcher la formation d’une métastase pulmonaire chez les femmes à risque, avant même que celle-ci n’ait pu se former, voilà désormais ce qu’espèrent réaliser les chercheurs, à partir de cette formidable découverte. Encore faut-il trouver le médicament capable de bloquer le gène Kindlin-1, ce qui peut prendre des années mais aussi aller très vite si on a la chance de tomber sur un médicament déjà disponible et présentant cette propriété. A suivre de près !
Nathalie Szapiro
Source :
• “Role of the focal adhesion protein Kindlin-1 in breast cancer growth and lung metastasis”, INSERM U735 et col., JNCI, 7 septembre 2011.
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Publié dans : La Salle de soins > S'informer sur le cancer
Tags : Recherche Médicale, Protéine, Metastases Pulmonaires, Marqueurs, Kindlin-1, Cancer Du Sein
Publié le 15/09/2011 à 11h22 - Dernière modification le 21/09/2011 à 2h50
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bonjour
je suivie pour un cancer colorectal, depuis un an
la mon ace est a 28, mes plaquettes son bonne
ace est-il un facteur dangereux, mai,peut-il augmenter si il y a une infection
je vie seul pas de frère et soeur, ma mère dècèdè, donc voyer vous ce n'ai pas facile, j'ai une fille elle vien me voir, fait ce qu'elle peu en mènage un enfant
d'avance merci