La maladie peut-elle conduire au bonheur? Nous avons posé cette question, volontairement provocatrice, au psychiatre Christophe André. Selon lui, dans les périodes de grande adversité, la question du bonheur peut paraître écrasante; nul besoin de "s'acharner à être heureux". Mais cela n'empêche pas de se poser des questions sur ses choix de vie... et de garder le bonheur en ligne de mire.Dans cette première vidéo, Christophe André explique comment, selon lui, la question du bonheur se pose lorsque l'on traverse l'épreuve de la maladie, entre la nécessité de se concentrer sur la survie, et celle de ne pas perdre de vue la possibilité d'être heureux.

(durée vidéo: 2min28s)

Sorry, you need to install flash to see this content.

Dans une deuxième vidéo, Christophe André va plus loin, constatant que la maladie révèle chez certains patients l'importance du bonheur, et de la nécessité de ne pas lui tourner le dos. Et ce en dépit des mauvaises habitudes et vieux démons qui pèsent sur la faculté de rester dans un certain état de bonheur.

(durée vidéo: 3min)

Sorry, you need to install flash to see this content.

 

La semaine prochaine, retrouvez la dernière partie de l'entretien de Christophe André, consacrée à la façon dont le bonheur peut nous protéger de la maladie.

Commentaires : (5)

Portrait de HUBERT

Monsieur Christophe André
Merci pour les vidéos qui je pense nous aide à comprendre.
3 Années de chimiothérapie me provoque des pertes de lucidités jais du malle à suive et comprendre une conversation je me force de rester actif.
Je vous félicite pour votre lute à garder une vie heuse
Malgré les traitements nous devons garder le morale et penser au autres malades a qui nous pouvons aider les aider sais s’aider soi même.
Amicalement votre

Portrait de woici

Merci Christophe André:
de vous entendre et de vous lire m'apporte de la sérénité et de l'espoir
je ne me lasse pas de vous entendre parler du bonheur
Oui pour moi, être heureuse c'est ne pas être malade et de profiter de chaque jour qui passe sans la maladie
Avant je n'aurais pas pensé à tout cela
C'est prendre conscience que la vie peut être belle en faisant attention à tous ces petits "riens" qui ne sont plus rien, une attention d'un proche, regarder la nature autour de moi, bref toutes ces choses que je trouvais "normales" avant

Moi aussi j'ai découvert que j'étais heureuse avant la maladie

La méditation m'aide beaucoup, merci de la promouvoir

Portrait de ECONOMIDES

Tout à fait d'accord, à partir du moment où fait front ensemble avec le malade contre la maladie.L'accompagnement du proche dans cette lutte nous rend utile et nous partageons les mêmes sentiments, les mêmes doutes.... J'irais jusqu'à dire que lorsque l'on a la force de faire face à une fin de vie jusqu'au bout, ça a été pour moi un des plus beaux jours de ma vie, mais si par ailleurs et après ce fut terrible à gerer.

Portrait de cerOnac

hou la...
Très interesssant, mais si je suis ce raisonnement, il semblerait que je ne sois pas encore arrivée ! mais arrive t-on jamais ?
En fait, je ne me suis pas posée la question du bonheur ? le bonheur a découlé de ce que je suis devenue après la maladie. Il n'a jamais été pour moi un objectif à atteindre.
"La maladie révèle l'importance du bonheur"... Oui, mais pas dans ce sens-là pour moi... J'ai juste suivi mon instinct, mon nouveau moi, mes envies toutes neuves, mes priorités... C'est tout ça qui me rend heureuse aujourd'hui. Etre au plus près de ce que je suis : je fais (je vis) de plus en plus "ce que je suis". Avant, je ne pouvais pas même pas imaginer ce qui aurait pu me rendre heureuse parce que je n'étais pas Moi.
De coup, je n'ai pas découvert que j'étais heureuse avant la maladie... pour ma part, au contraire, la maladie m'a révélée que je ne l'étais pas. "On reconnaît le bonheur quand on l'a perdu"... Moi je dirais plutôt que j'ai reconnu le bonheur que le jour où j'ai été heureuse...
Vous parlez "d'automatismes qui s'éteignent... de changements psychologiques par déclics... de révélation... Mais ça ne marche pas comme ça (?)". Pour ma part, je pense que j'en suis là ; ce que vous appelez "la première étape"...
L'étape suivante serait "l'entretien, l'apprentisssage". Je n'ai jamais pensé à ce côté-là des choses. Ce message m'interpelle dans le sens où je devrais protéger, entretenir, ce que j'ai découvert pour ne pas revenir en arrière (?). Je ne sais pas encore ce que je vais faire de ça, ni si j'ai tout bien compris, mais merci pour votre intervention sur ce site.

cerOnac
"On peut construire quelque chose de beau avec les pierres du chemin"

Portrait de Cathie

Oh que oui, que ces paroles sont vraies :))