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Certains malades, lorsqu’ils sont  diagnostiqués, redoutent de faire face aux reactions circonstanciées et parfois fort déprimantes de leur entourage. Ils peuvent donc avoir envie de cacher leur état de santé à cet environnement immédiat. Mais est-ce légal de taire sa maladie ? Et si oui, qu’en est-il dans l’hopital, au travail, face à son assureur? Enquête et pistes juridiques.  

Généraliste en plein Montmartre, à Paris, Dominique Delfieu est un médecin de « proximité » au sens le plus noble du terme. Récemment invité à participer à un colloque à l’Espace Ethique de l’hôpital Saint-Louis, il est intervenu sur le refus de soins en cancérologie. L’occasion de faire le point avec lui sur une tendance en hausse.

Etre informé sur son état de santé est le premier droit des patients. Mais selon la situation, l’exercice peut s’avérer délicat pour le personnel soignant. Comment annoncer un diagnostic difficile, prévenir des effets secondaires d’un traitement ? Face à ce défi, infirmières et médecins refusent de généraliser et agissent au cas par cas, selon leurs expériences et leurs sensibilités.

 

Dans leur course quotidienne et la surcharge de patients à traiter, trop de soignants oublient l’une des règles fondamentales de la vie dans l’hôpital : la confidentialité. Une campagne de sensibilisation à cette négligence a été lancée à St Etienne sous forme d’un roman – photos très pédagogique.

 

Manque d’écoute de l’équipe soignante, nourriture immangeable, accueil et prise en charge juste suffisants...  A l’hôpital, les critiques peuvent être légion. Les patients lésés trouvent une écoute auprès du médiateur médical qui travaille au quotidien à adoucir des relations parfois très tendues.

 

Et si ce que l’on apprenait lors d’une maladie était vraiment une compétence ? Luigi Flora, chercheur en sciences de l'éducation et « malade chronique » comme il se définit, en est persuadé.  Au point d’étudier et de travailler à la diffusion en France de deux notions révolutionnaires : « patient expert » et « patient formateur ». De quoi changer le regard de toute une société sur ses malades.

Atteint d’ un cancer, on peut être tenté de multiplier les conseils thérapeutiques et les rencontres avec des spécialistes. Si demander un second avis médical est en effet un droit des patients, la démarche n’est cependant pas si évidente. Face aux réticences de certains oncologues, les recours existent.

L’hôpital, lieu si essentiel à la guérison, souffre lui-même de nombreuses carences. Alors qu’il est nécessaire de faire évoluer le rapport entre malades et  monde hospitalier, l’idée d’une humanisation des soins se répand peu à peu dans l’Hexagone. Une petite révolution philosophique et médicale qui profite finalement à tous, patients et soignants, mais tarde à arriver en cancérologie. 

 

Tout patient a le droit de récupérer son dossier médical. A la tête de l’Association Relais Juris Santé, Dominique Thirry-Borg nous explique qui peut y accéder outre le patient, ce qu’il contient comme informations, quelles sont les formalités pour le récupérer. A lire : ce que dit la loi, ce qui se passe dans la pratique, et les conseils donnés par Dominique Thirry-Borg, juriste en droit de la santé.

A la tête de l’Association Relais Juris Santé, Dominique Thirry-Borg nous explique ce qu’est une personne de confiance. Cette dernière recueille la volonté d’une personne sur la gestion de sa fin de vie et s’engage à la faire connaître dans l’hypothèse ou le malade deviendrait incapable de s’exprimer. A lire : ce que dit la loi, ce qui se passe dans la pratique, et les conseils donnés par Dominique Thirry-Borg, juriste en droit de la santé.