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Tous les cancérologues de ce monde se sont penchés sur nos maux, lors de la plus grande messe annuelle d’oncologie début juin (à l’Asco, American Society of Clinical Oncology). Imaginez que nos oncologues et chercheurs réussissent LA prouesse, celle d’inventer des traitements qui n’induiraient plus la terrible fatigue liée aux effets secondaires.

Tous les cancérologues de ce monde se sont penchés sur nos maux, lors de la plus grande messe annuelle d’oncologie début juin (à l’Asco, American Society of Clinical Oncology). Dans la recherche de thérapies de plus en plus innovantes semble poindre le désir de prendre en considération la qualité de vie des patients. Il est certain que ceux, qui comme vous et moi, pourront bientôt écrire un guide des effets secondaires, en seront bien aise. Car si nous approuvons ô combien tout ce qui concoure à notre « survie », nous ne serions pas fâchés de la troquer contre une vraie « vie ».
Imaginez que nos oncologues et chercheurs réussissent LA prouesse, celle d’inventer des traitements qui n’induiraient plus cette terrible fatigue. Bien sûr, le cancer serait toujours là, avec son lot de médication, d’incursion à l’hôpital, de peur, de douleur, d’handicap, etc… Il n’empêche, la fatigue, c’est la plainte numéro un des patients.
Pour ceux qui ne la connaissent pas de l’intérieur - à faire lire à vos proches ! -, petite description du symptôme. Disons le tout de suite, pas grand-chose à voir avec la fatigue que l’on peut rencontrer en étant surmené de boulot. Rétrospectivement je me contenterais bien de celle-ci ! Car finalement, quelques semaines de vacances, et hop, effacée. Non, cette fatigue là relève du grand âge. Voilà un corps encore jeune, emmuré prématurément dans un corps de grand vieillard. Il se réveille fatiguée de la nuit ou de la sieste. Bref, le repos n’y change pas grand-chose. Fini le temps où il bondissait d’une pièce à l’autre, partait à grandes enjambées acheter le beurre oublié, envisageait plusieurs rendez vous dans une même journée, gérait mille choses en même temps, etc… Là, la vie ne s’envisage plus qu’au travers de priorités absolues. Concentrer le peu de son énergie sur un minimum de tâches ou de plaisir. Le reste ? Ca part à vau-l’eau. La maison pas rangée, les vêtements empilés, les coups de fil pas passés, les factures qui traînent, etc… Tout est effort, effort insurmontable souvent.
Alors imaginons que la fatigue ne fasse plus partie du programme de soins. A la condition d’être exempts de séquelles physiques handicapantes, nous pourrions continuer de travailler. Voire même assumer d’avoir un cancer puisque la maladie n’entraverait pas trop au bon fonctionnement de l’entreprise. Pour les salariés indépendants, leur activité ne coulerait pas puisqu’elle ne serait plus pénalisée par un entrepreneur shooté de fatigue. Non mais imaginez encore un peu. Nous ne dirions plus non aux invitations de notre entourage, évitant ainsi le repli sur nous ; nous réjouirions à l’idée de participer aux projets de notre conjoint et de nos enfants, bref, une vie sociale et affective rendue possible. Fini la culpabilité car nous reprendrions la main sur toutes ces tâches matérielles et ingrates déléguées faute d’énergie. En un mot, nous voilà maintenus dans la vie professionnelle, affective et sociale. Et puis une vie moins plombée par une fatigue abyssale et quotidienne, c’est déjà un risque moindre de dépression.
Bien sûr, cela ne résoudrait pas tout. Mais un gigantesque pas serait franchi vers une bien meilleure qualité de vie. Alors, faites vite s’il vous plait, car nous autres sommes pour l’heure bien à la peine. Anouchka
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Publié dans : La Salle de bains > Séquelles physiques
Tags : Traitements, Recherche, Fatigue, Effets Secondaires, Cancer, Asco
Publié le 16/06/2010 à 1h49 - Dernière modification le 12/05/2011 à 12h47
Commentaires : (6)

J'ai terminé ma chimio il y 3 mois. J'ai ensuite eu mon opération et je suis maintenant en radiothérapie.
La fatigue est un problème immense mais auquel j'étais déjà confrontée avant mon cancer car je souffre de fybromialgie. Pendant ma chimio j'expliquais à mon oncologue que le ressenti au niveau de la fatigue était le même qu'avec la fibromialgie mais en plus fort (X10 ou même X20) et comme expliqué dans le texte en référence : "pas grand-chose à voir avec la fatigue que l’on peut rencontrer en étant surmené de boulot" pour ce type de fatigue "quelques semaines de vacances, et hop, effacée" Je ne sais pas si cette "fatigue là relève du grand âge" car ma fibrolialgie je l'ai ressentie assez jeune (sans l'avoir jamais identifiée) Mais tous les symptômes sont là : " on se réveille fatiguée de la nuit ou de la sieste" et "le repos n’y change pas grand-chose ... la vie ne s’envisage plus qu’au travers de priorités absolues. Concentrer le peu de son énergie sur un minimum de tâches ou de plaisir... Tout est effort, effort insurmontable"
Je me retrouve donc en fin de traitement du cancer avec toutes les chances d'un pronostic favorable mais à nouveau confrontée à cette pernicieuse ennemie qu'est la fatigue, que je connais bien, et que je n'arrive pas à apprivoiser.
Déjà en combat contre la fatigue avant mon cancer, cette bataille est pour moi plus importante que jamais. Car après être passée bien près de la dame en noir, pour que ma vie aie un sens il faut que j'arrive à gagner ce combat.
Toutes les pistes que vous pourriez conseiller sur ce site seront les bienvenues. Avant ma chimio je faisais du fitness (à mon niveau car je n'ai jamais été très sportive), cela me procurait une fatigue saine mais pas suffisante. Dès que ma radiothérapie est finie je reprends le fitness, en en faisant plus ??
Merci d'avance pour tous conseils
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J'ai terminé ma chimio il y a 3 mois suite à un cancer d'intestin mais je suis toujours fatigué.c'est une fatigue très épuisante surtout la matinée. je ne peux pratiquement rien faire. j'ai des douleurs musculaires . Mon entourage commence à se lasser. Je souhaite avoir des témoignages et des conseils pour surmonter cette fatigue voir des adresses ou des soins pour me soulager parce que parfois au bord de la déprime.Merci d'avance . J'attends vos conseils
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En attendant que ces spécialistes améliorent déjà le ciblage des traitements, je demande que l'on intègre "en complément" systèmatiquement, les soins tels que la réflexothérapie, acupuncture, magnétisme, sophro, hypnose etc... Ils contribuent à la récupération physique et psychique.
Et qu'une réelle prise en charge globale puisse se développer , avec une véritable coordination de tous les acteurs de notre santé.
Oangel.
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bonsoir
ce serait une super nouvelle si cette fatigue pouvait disparaître ou être moins "forte". L'infirmière dans mon entreprise m'avait prévenue : vous verrez celà n'a rien à voir avec la fatigue habituelle. Effectivement celà n'a rien de commun.
C'est se traîner d'une pièce à l'autre, ne plus être capable de faire le ménage le repassage, la cuisine...C'est commencer à aller très vite et tout un coup rester bloquée sur le trottoir parce que la fatigue nous tombe dessus.
Comme Cathy celà fait un peu plus d'un an que la chimio est terminée et depuis je tourne au ralenti. L'herceptin que j'ai terminé en février 2010 m'a aussi beaucoup fatiguée notamment au niveau cardiaque : essoufflements gestes lents..
C'est impressionnant.
deux ou trois jours après la chimio il m'arrivait de vouloir résister à cette fatigue mais elle était tellement forte que je finissais par donner des coups de poings de rage dans le mur et de m'écrouler par terre en pleurs comme une loque.
Aujourd'hui encore aller dans un endroit bondé est très difficile à supporter idem pour le cinéma.
L'entourage familial et professionnel a du mal à comprendre cet état. Intellectuellement les neurones souffrent aussi. (pertes de mémoire, blancs.. difficultés de concentration...
Aujourd'hui, j'apprends à aller doucement de toute façon si je vais trop vite c'est la catastrophe.
Bonne soirée à tous
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Oh que oui, je partage totalement cette analyse !
Je me suis usée à résister à cette fatigue et je suis encore vidée 1 an et demi après la fin des traitements.
Quand je dis ma baisse de capacité, la réponse immédiate c'est de me parler d'un contre-coup et d'éventuelle déprime... Mais bon sang de bois, NON! la sieste ne reposait pas pendant les traitements, et maintenant si je peux peu ce n'est pas la dépression qui me freine c'est la limite de mes forces.
Alors je fais encore le choix de passer au delà de cette fatigue, et d'être épuisée à vivre presque normalement. Mais ça ne pourra pas durer. Je comptais sur un lent retour d'énergie, mais comme vous le dites Anouchka, j'ai sacrément vieilli. Il va falloir que je le prenne en considération.
Un début d'enthousiasme : cette fatigue commence à être prise réellement en considération, des études commencent à se faire... un réel effet secondaire sur lesquels les chercheurs vont plancher. Espoir.
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Bonjour à tous,
Cela fait plus de 3 ans maintenant que je cohabite avec mon crabe. Eh oui, nous en sommes là, une cohabitation où il est parfois un peu envahissant. C'est vrai que la fatigue gâche beaucoup de choses et notamment de bons moments avec les siens. Ce serait merveilleux des traitements sans fatigue, parce qu'il est difficile de lutter. Pour ma part, j'ai la chance d'avoir rencontré une femme merveilleuse qui fait de la régénération des énergies et qui m'aide beaucoup à lutter et donc à garder une certaine autonomie. Mais il est vrai que si je vais à une fête un week-end, il me faut une semaine pour récupérer. L'acceptation est le début d'une autre vie, on s'organise différemment, on prend plus le temps et surtout on apprécie davantage tous les petits moments que l'on n'aurait même pas remarqué avant. Donc courage à tous, haut les coeurs, nous vaincrons.