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Entre les progrès techniques, la nécessité de réduire les coûts hospitaliers et les besoins accrus des patients en terme de qualité de vie, l’hospitalisation à domicile s’est considérablement développée. Qu’ implique-t-elle ?

Etre soigné chez soi comme à l’hôpital peut améliorer sensiblement la qualité de vie de la personne malade, quel que soit l’âge de celle-ci. Mais fonction de l’état de santé du patient, cette option reste encadrée par la loi. Ainsi, le consentement du patient est toujours requis. La famille doit être aussi consultée car cette organisation va être un bouleversement pour tous : c’est souvent l’espace qu’il faut tout d’abord réaménager (arrivée d’un lit médicalisé ou d’un appareillage technique, pompe à morphine etc.). Les proches, qui ont une vraie place dans l’ accompagnement du malade, sans être formellement dans l’obligation d’aider, voient nécessairement leur quotidien modifié. S’ils permettent ainsi au malade d’être dans un environnement le plus rassérénant possible, ils font aussi le sacrifice de leur intimité. En effet, ils doivent accepter que des soignants fassent régulièrement irruption chez eux.
Comment y accéder ?
L’HAD est mise en place sur prescription d’un médecin hospitalier ou d’un médecin traitant pour une durée limitée mais renouvelable. Comme pour l’hôpital, il y a une date d’entrée et une date de sortie. Si la durée légalement prévue est de 20 jours, celle-ci peut varier en fonction de l’évolution de l’état de santé du patient. Et comme la coordination des soins est assurée 24h sur 24h, un membre de l’équipe soignante peut intervenir en cas d’urgence.
Pour quels soins à domicile ?
Une fois l’HAD décidée, un médecin coordinateur ou une infirmière désignée suit la mise en place des soins nécessaires en expliquant leur nature et déroulement. Dans ce cadre sont réalisées des chimiothérapies, tout comme peuvent être mises en place les surveillances post-chimiothérapie ou post-radiothérapie, la nutrition parentérale ou entérale, l’assistance respiratoire, les soins de suite post-opération chirurgicale, les soins de kinésithérapie, et les soins palliatifs en fin de vie. Dans tous les cas, les soignants s’engagent à assurer une qualité et une sécurité des soins identiques à celle proposées à l’hôpital.
A à quel coût ?
Les dépenses de santé en HAD sont prises en charge comme à l’hôpital donc à 100% pour les personnes atteintes de cancer. Toutefois, certains frais peuvent rester à charge (consultations supplémentaires avec d’autres spécialistes, repas ou achats nécessaires comme les draps à usage d’un lit médicalisé…). Certaines aides sociales permettent d’obtenir une aide ménagère ou une auxiliaire de vie mais il y a souvent un reste financier à assumer pour les malades.
L’hospitalisation à domicile est-elle possible pour tous ?
La Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile (FNEHAD) reconnaît environ 250 établissements d’HAD et soutient le développement de la prise en charge à domicile des patients atteints de cancer. Elle peut être sollicitée par le médecin prescripteur pour trouver la structure adéquate. Mais l’offre de soins est inégalement répartie sur le territoire (1) : l’ HAD est très implantée en Ile de France avec un certain nombre de structures associatives en appui comme « Santé Service », très présente dans les hôpitaux de l’AP-HP et dans les établissements ayant passé une convention avec elle. En revanche, l’hospitalisation à domicile demeure bien plus rare ou plus difficile à organiser en milieu rural : en effet, un département français sur 5 ne dispose toujours pas de structure en HAD. Cette option alternative à l’hospitalisation classique ne peut donc encore être proposée à tous.
(1) Source : Etude D.R.E.E.S juillet 2009.
Marina Lemaire
Pour trouver en région un établissement hospitalier et d’aide à la personne à but non lucratif : Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne
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Publié dans : La salle d'infos > Enquête
Tags : Soins à Domicile, Nutrition Parentérale, Nutrition Entérale, Lit Médicalisé, Kinésithérapie, Had, Fnehad, Fehap, Chimiothérapie, Cancer, Assistance Respiratoire
Publié le 24/10/2010 à 5h37 - Dernière modification le 12/05/2011 à 12h48
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Très déçues par une expérience extrêmement contraignante de HAD sur la Loire. Eu connaissance de la première facture payée par la sécu de 2.000 € pour livrer les comprimés et faire venir une infirmière remplir un dossier...
Ensuite, nous nous sommes aperçues que nos infirmiers n'étaient pas payés, que nous n'avions les médicaments qu'au compte-goutte, parfois par 3 comprimés à la fois, parfois même livrés en taxi alors qu'il n'y avait pas urgence. Nous sommes sorties à la première occasion et heureuses de ne plus y être. La seule fois où mon amie en aurait eu besoin pour une hémorragie nasale due à l'Avastin, quand on a appelé l'HAD, on nous a répondu d'aller à l'hôpital le plus proche aux urgences....dont acte.
Marie-Claude.