Nous avons eu la chance de rencontrer Bernard Giraudeau. Le comédien et écrivain, en prise avec la maladie depuis plusieurs années, revendique le statut de "malade actif". Dans la première partie de cet entretien vidéo, il explique comment la maladie l'a placé dans une optique d'éveil: éveil à soi-même, à la vie, aux autres.

Selon lui, une certaine acceptation de son sort est nécessaire, ce qui ne signifie pas pour autant que l'on doit s'y résigner: il faut au contraire agir, pour soi, pour les autres. Cela implique de vaincre ses peurs...

(Durée de la vidéo: 3 min09)

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Bientôt: deux nouvelles vidéos de Bernard Giraudeau.

Commentaires : (73)

Portrait de flandres

Bonjour à tous.
Merci à Bernard de permettre à des personnes " autres " pour la société de pouvoir s'exprimer et de témoigner.
En septembre 2005, j'avais 55ans, la joie de fêter la naissance de mon premier petit fils ( Martin) , j'ai eu une double embolie pulmonaire hospitalisé d'urgence , les examens complémentaires ont détecté un adénocarcinome métastatique à grandes cellules issu d'un primitif inconnu; c'est à dire qu'à ce jour malgré de nombreux scanners et TEP où aucune fixation n'a été observée ,je ne connais toujours pas l'organe malade qui a déclenché tout ce cataclysme.
Six mois de chimio ( cisplatine avec taxol ) 4 mois de radiothérapie 1 an d'auto injection d'anti coagulant m'ont permis d'être encore parmi vous
Retour au boulot en mi temps thérapeutique pendant un an, et alors ce que j'avais vécu n'était rien par rapport à ce qui m'attendait , l'enfer. J'ai, je crois,été victime de discrimination en raison de la maladie. Vexations quasi quotidiennes de mes ex collègues et de la hiérarchie avec qui on se faisait jadis de bonnes bouffes , insultes , mise sur la touche, et le bouquet final aura été d'entendre d'une tierce personne qu'elle avait entendu dire que je simulais la maladie!!!
QUE FAIRE? J'ai senti à ce moment là que ce n'était pas forcément le cancer qui allait m'emporter , mais tout le reste , le périphérique ,l'insidieux, celui qui devrait être plus humain que toutes ces injections.
Je suis donc actuellement en congé de longue maladie payé à taux plein et je vais les faire raquer encore pendant 2 ans avant la retraite , c'est ma vengeance à moi.
Je souhaite donc m'adresser à vous, qu'il y a toujours une solution à tout, et qu'il ne faut pas hésiter à insister quitte même à menacer de poursuite, à faire valoir nos droits.Car nous en avons, protection sociale , affection de longue durée , prêt bancaire , assurance vie etc...
Voilà , je m'excuse d'avoir été un peu long ,mais si je devais dire simplement une chose c'est que la maladie m'a rendu différent, plus combatif pour moi, mais surtout pour les autres, parce que c'est à vous tous que je pense.
Bonne, longue, et heureuse vie à chacune et chacun d'entre vous.

FLANDRES

Portrait de mililuna

Je me sens atypique après tous ces témoignages.J'ai eu 2 fois le cancer à 5 ans d'intervalle et le deuxieme n'est pas de bon pronostic.Je n'ai que 55 ans.
J'ai perdu en 6 mois 8 personnes dont 2 amies à 45 ans qui ont laissé des enfants ; l'une un fils de 16 ans et l'autre deux petites filles de 7 et 13 ans.
Au début de ma maladie à l'annonce de celle à certaines personnes de mon entourage je me suis entendu dire " tu vas apprécier la vie maintenant que tu as un cancer ".
Je suppose que ces personnes avaient entendu dire comme l'a fait mr Giraudeau que le cancer l'avait obligé à aller à l'essentiel.
En ce qui me concerne j'avais depuis longtemps l'idée de ce qu'était l'essentiel ainsi que mes deux amies décédées.
Le cancer n'a fait que pourrir ma vie , a endeuillé plusieurs familles , m'a fait tomber dans la depression , m'a donné des idées suicidaires !
Alors qu'on arrête de dire que la maladie si elle ne tue pas renforce .
Je m'en passais très bien et j'avais depuis fort longtemps la notion que j'étais mortelle.
Ma mère est décédée d'un cancer quand j'avais 26ans et elle a mis 6 mois a mourir dans d'affreuses conditions !
Que lui a apporté le cancer !
Je ne me suis jamais remise de sa "sale" mort ".
Le cancer fait beaucoup de dégâts " collateraux " surtout quand il atteint des personnes jeunes ou encore jeunes et qui meurent prématuremment.
De plus je ne dirais pas que le mileu médical s'est très bien comporté avec moi : je ne m'appelle pas Giraudeau alors on m'a lancé à la figure des paroles criminelles !
Les médecins attendent le plus souvent que les malades restent dociles , sinon il y a toujours un revers de bâton .
La question de la mort ne peut jamais être abordée sauf si l'on se trouve en fin de vie et encore car je rappelle que dans notre cher pays démocratique nous n'avons toujours pas le droit de choisir notre mort comme en belgique par exemple .Ce serait pour moi une angoisse en moins aisi que pour un certains nombre de personnes qui pensent comme moi , car à l'instar de ce que beaucoup de gens croient la mort par cancer existe 5 ( 150 000 personnes par an en France ) et pas systématiquement dans des conditions idéales , loin de là . Du reste plusieurs cas médiatisés nous l'ont prouvé
( Chantal Sébire , Maïa Simon et bien d'autres ).
Si certaines personnes ont pu évoluer grâce à la maladie grand bien leur fasse , mais n'en faisons pas un dictat !

Portrait de jeannine Tebbani

par ces quelques mots je m'adresse à Florence pour lui dire qu'effectivement un cancer peut être une porte ouverte sur un nouveau bonheur. J'ai vécu mes deux cancers avec une énergie que je ne soupçonnais pas. Mes opérations (2 curages axillaires,mastectomie et reconstruction), ma chimio, la radiothérapie et la perte des cheveux ont été légers à supporter. Avec l'aide de Dieu mon acceptation a été totale.
Je suis intéressée par ton livre et ton histoire. La vie est merveilleuse à vivre

Portrait de f.

Monsieur Giraudeau, j'ose cher Bernard,

Mon "HYMNE A LA VIE" florence d.

Je ne sais si ce message vous parviendra, en tout cas j'espère toucher votre coeur. Le cancer a été pour moi la plus belle aventure qui me soit arrivée... Je remercie chaque jour mon copain "le crabe" d'avoir croisé mon chemin. Je n'avais que 38 ans, il m'a rongé incidieusement le sein, m'a transformée, métamorphosée en un être que je ne reconnaissais plus.

Il m'a tout pris : un enfant, mon mariage et a fait exploser ma famille. Mais il m'a tellement donnée...

Une rage de vivre, un émerveillement quotidien, une exaltation de chaque instant, un immense bonheur. Il m'a appris le partage, le don de soi et fait découvrir le vrai amour, la vie...

Et puis, l'écriture... Ecrire a été pour moi une jouissance de chaque instant, un orgasme violent et passionné...

Une renaissance, c'est avec beaucoup d'humilité que je viens de finir mon premier roman : mon "Hymne à la Vie...".

Je parle d'amour, de mon combat contre le cancer, de cette nouvelle vie si pleine de promesses, si merveilleuse. C'est un message d'espoir pour tous les malades, leurs parents et amis... Mais pas seulement pour des malades, pour toutes les personnes qui un jour ont souffert. Je n'ai pas de tabou, mais c'est avec beaucoup de pudeur que j'ai écris, avec des larmes et de la joie. Ce fût une formidable thérapie...

Ce livre n'aura pas de fin, mais simplement une faim de vivre...

Mes mots seront les maux de chacun...

Je serais alors vraiment très honorée de partager cette aventure avec vous et de vous faire parvenir l'ébauche de ce manuscrit. Ce serait un tel bonheur d'avoir votre avis sur mon humble travail et si j'osais une critique...

Alors oui j'ose, j'ai tellement à donner aux autres... J'ai si besoin de vous...

Merci d'avance.

Selon Albert Einstein : "Il y a deux façons de voir la vie, l'une comme si rien n'était miracle, l'autre comme si tout était miraculeux"...

Je fais mien le deuxième volet de cette citation...

Longue vie... Florence d.

florence d.

Portrait de CHAT

M GIRAUDEAU,
mon mari est atteint d un cancer de la peau grave, un mélanome stade 4 infiltrant depuis 2008, après son opération, il a suivi un traitement INTERFERON sur 18 mois, c'est très long, qui permet de repousser la maladie mais ne l'empêchera pas d'évoluer, j'ai écouté avec attention vos témoignages.....dans le domaine médical, j'ai peur de l'avenir également....les hôpitaux sont devenus des usines...et dans un pays comme le notre, il est vrai que ce n'est pas acceptable... merci M GIRAUDEAU pour ce que vous nous apportez par vos témoignages

Portrait de bernie

Atteinte d'un cancer du sein avec métastases au foie,soignée par chimios, j'arrive à peu près à tenir le choc surtout parce que j'ai l'amour de mon mari qui me soutient et qui est très présent à mes côtés même si ce n'est pas drôle pour lui tous les jours...Je voulais remercier Bernard Giraudeau pour son témoignage car il m'a aidée à me poser la question de "qu'est ce que la maladie me dit que je ne vais plus être obligée de faire et d'en être soulagée" cela a été comme une révélation pour moi ! je ne m'étais jamais posée cette question dans ce sens là. Je pensais plutôt à : qu'est ce que la maladie me dit de moi...(trop vaste question à laquelle, bien sûr je n'avais pas de réponse !)
Ce témoignage entendu, me donne enfin l'occasion de regarder mes peurs en face et cette fameuse question de "ce que la maladie me permet de ne plus être obligée de faire....".
Avec l'aide d'une psychothérapeute, je pense être sur le bon chemin. C'est pourquoi je tenais beaucoup à remercier Bernard Giraudeau pour l'aide involontaire qu'il m'a apportée, c'est sans doute aussi parce que j'étais prête à l'entendre...

Portrait de saléhah

Bonjour à tous. Merci aux fondateurs du site et à Mr Giraudeau. Je me reconnais dans chacun de vos mots. Dans une "première" vie, la lutte pour la liberté (la fille sur le toit d'un bidonville) a pris tant de place que je me suis perdue. Il a fallu deux mastectomies à 48 ans pour que l'urgence d'être moi passe aux actes. Je créais et donnais, rangeais dans les placards ou les greniers.
Aujourd'hui c'est ma principale activité. Elle s'expose et se partage. L'action est nécessaire. Nous, trois amis touchés par le cancer, avons choisi le cadre associatif.
La réalité pourtant reste la même. Suspicion d'abus pour une demande de prolongation de l'arrêt maladie de quelques semaines, risque de voir le salaire stoppé, alors que la perte de poids ( 9 kgs) ne me permettait pas de tenir debout longtemps. Des collègues qui vous fuient ou vous regardent comme un cadavre qui s'est trompé.
J'ai choisi de le dire. Où que j'aille si le sujet ou une occasion m'y invite. Et l'amour. Il est apparu au moment où le traitement massacrait les ovaires et la libido, et les interventions raté la reconstruction.

saléhah

Portrait de maaltu

bravo pour l'initiative...
Confronté à un cancer du poumon pour mon père, il y a un an, nous avons, nous ses proches souvent envie de hurler
Pourtant, lui dit que les équipes médicales sont compétentes et dévouées.
mais je trouve qu'on vous laisse naviguer à vue avec des chapelets de questions, de doutes, de peur et d'angoisse.
Battons nous pour avoir les moyens techniques et humains pour accompagner malades et proches, c'est pas assez
Celui qui n'a pas vécu, ne sais pas...c'est tout le temps dans la tête, ça ne vous quitte plus
Et pourtant, en famille, on sublime les bons moments, moi je tire un grand coup de chapeau à ma mère qui depuis un an assure comme une reine auprès de notre père.
J'ai aussi une pensée pour une collègue qui vient de perdre son mari en 12 semaines, c'est rien, douze semaines pour voir son compagnon de route partir. Et pour elle, je ne crois pas que l'accompagnement est été au top, c'est désastreux, j'ai en même temps beaucoup de peine et de révolte.
Donc, soyons nombreux à utiliser ce site, essayons de nous faire entendre, pointons les disfonctionnements, les attentes, et saluons aussi les bonnes initiatives.
bon courage à toutes et à tous

Portrait de Philbé

J'ai 54 ans et j'ai fait une récidive de mélanome. Opérations de la chaîne ganglionnaire de la jambe. Mais cela n'a pas suffit. Je suis actuellement une chimiothérapie.
J'avais en quelque sorte fait un déni de la première opération, malgré un suivi tous les 3 mois. Et là, ce fut un grand choc. J'ai eu la chance d'être prise en main par une équipe d'oncologie formidable, qui m'a tout de suite donné envie de me battre. Psycologue, Relaxation, Massages, Nutritionniste, Coiffeuse et esthéticienne, Groupe de parole. Ma famille est très présente, parents, mari, enfants. Mes "vrais" amis m'aident chaque jour en me téléphonant, en m'écrivant. C'est une chance d'être bien entourée. J'ai acheté le 2è livre de David Servan Schreiber après avoir dévoré le premier. J'essaie au maximum de suivre ses sages conseils. Si nous en sommes là, c'est bien dû en grande partie à notre environnement, à notre alimentation, à notre stress au travail. J'ai fait le point depuis sur tout cela, je prends tout ce que je peux pour me faire aider et je vis plus sainement et surtout je prends du recul. Tout simplement, je me bats et j'y crois.

Portrait de vauthier line

J'ai appris le 9 mai dernier que j'avais un cancer des ovaires,javais 50 ans.J'avais 7 l d'acite donc comme enceinte de 10 mois!Les médecins me l'ont annoncé brutalement,je n'étais pas du tout préparée,opération,6 chimios, opération et 4 chimios.Je suis actuellement en rémission depuis le 9 mars.Je suis complètement d'accord avec B Giraudeau ça a changé ma vie,un tsunami, mais dans le bon sens,le tri étant fait,mon mari et moi nous sommes énormément rapproché;avec mes enfants aussi, j'ai compris (avec l'aide d'un psy) que la vie était formidable ,que je n'étais plus obligée de faire plaisir à tout le monde de peur de froisser,que j'avais le droit de penser à moi sans me sentir égoiste et sans culpabiliser.Bien sûr le chemin est encore long et il y a de des hauts et des bas,rien n'est gagné mais j'y crois et je voudrai dire merci à tous ceux sur ce site qui sont là et qui témoignent.Je voudrai aussi remercier le personnel de Nancy qui est génial et compétent

VAUTHIER Line

Portrait de marchandiau

je vous ai donné mon identité que voulez vous de plus je vous laisse je pars en chimio

françoise marchandiau

Portrait de Coiffard cécile

Merci pour tous les témoignages que je viens de lire et la vidée de Mr Giraudeau. Moi d'ai 38 ans, je me remet d'un cancer du sein. J'ai pris l'annonce, comme beaucoup de monde, dans "la gueule" sans rien comprendre.... j'ai perdu mes cheveux à la 1ere chimio (que j'ai fais pendant 7 longd, très longd mois), j'ai eu mal, très mal, j'ai perdu ma féminité devant mon petit garçon de 10 ans.... qui à été très courageux devant cette maladie, à laquelle je n'ai rien compris sur le coup. Après, il est vrai que tout devient plus clair, la peur se dissipe, du moins , en ce qui me concerne, mais jamais, au grand jamais, je n'ai pensé à la mort; en fait elle me fait tellement peur que je n'y ai jamais pensé. Ma force je la puise tous les jours dans mes proches, dont je profite, dans le bon sens du terme, à chaque instant. Je pense que cette épreuve m'a rendu plus forte, plus tolérante, plus tranquille. J'aurai préféré, évidement, ne rien subir de tout cette galère, mais il est vrai qu'avec du recul, les retombées dans ma tête sont plutôt positives. Mon cancer est moins grave que ce que je viens de lire alors je me sents toute petite, mais cette place est-elle mesurable ?
Courage à tous.
Cécile.

Portrait de GeneAM

Merci M. Giraudeau pour votre témoignage. C'est après vous avoir vu que j'ai décidé de venir faire un tour sur ce site et de m'inscrire.
Cancer du sein, puis du foie, devenue amazone le jour de mon 42e anniversaire et 17 mois de chimio...Une longue lutte, avec ses hauts et ses bas mais une folle envie de vivre.
En rémission depuis peu, aujourd'hui j'ai décidé de mener un autre combat: parler du cancer autour de moi pour inciter ceux qui m'entourent à faire les dépistages. Ne pas laisser la maladie gagner.

Portrait de calou14

Je ne sais pas comment je réagirais, si je devais apprendre que j'ai un cancer. Mon père est décédé d'un cancer il y a 20 ans, et puis ma petite soeur que j'adorais par dessus tout il y a tout juste un an. Elle s'est battue pendant 10 ans, avec un courage à faire pâlir les plus grands héros. En fait, elle était à mes yeux une héroïne, une guerrière ! Jusqu'au bout, persuadée qu'elle allait gagner la guerre, elle qui avait gagné tant de batailles, tant de récidives, elle s'est battue. Je ne l'ai jamais entendue se plaindre, je l'ai pourtant vue souffrir, et elle souffrait en souriant. Je ne sais pas si j'aurais ce courage... elle me disait toujours, mais si, tu te bats pour tes enfants.

Je voudrais remercier les professionnels du Centre François Baclesse à Caen. Le personnel soignant que j'ai rencontré les derniers jours de sa vie, m'ont impressionnée. Ma fille, élève infirmière, a été tellement éblouie par leur courage, leur dévotion, qu'elle souhaite faire sa carrière en oncologie. Pour les malades mais aussi pour les professionnels, il faut se battre pour un meilleur "hôpital".

Je viens de vous voir Monsieur Giraudeau à la télé, je suis allée aussitôt sur ce site. Merci pour tout.

Portrait de Sonny

Je viens de perdre mon compagnon. Il avait 23 ans et n'esperais que vivre simplement. Ce qu'a dis M. Giraureau dans cette video c'est exactement ce qui c'est passé pour lui...L'acceptation de la maladie, de la mort. Oui on va mourrir et je suis pret. Il s'est battu jusqu'au jour ou la maladie a été plus fort que la medecine. La, il a dit stop, j'en ai assez je suis fatigué. Je veux mourrir tranquilement. Cette acceptation de la mort a été terrible pour la famille mais pas pour lui. IL s'est senti soulagé. Il savait enfin la conclusion. Lorsqu'il a appris qu'il été comdamné il a moins souffert, il été plus heureux car il été sur de la fin. Je n'ai pas juger une seule seconde son choix. J'avais décidé d'etre la jusqu'au bou...J'allasi le perdre mais j'allais finir sa vie avec lui. C'est comme ça qu'il le voulait. Les familles doivent accepter le choix du patient. Personne ne peut se mettre a ça place. Lorsqu'on se bat des années et que la medecine ne peut plus grand chose. Lorsque vous en pouvez plus de vous battre et que vous etes pres la famille doit juste etre la.Il y a des jours ou je lui en veux d'etre parti sans moi, de m'avoir laissé tombé mais il avait si mal c'était plus vivable pour personne. Il a fait ce qu'il voulait faire, il a pris ces responsabilités et a vecu comme il le voulait jusqu'au bou. Nous avons tout fait ensemble, jusqu'a se deplacer au pompe funebbre pour savoir ce qu'il fallait faire maintenant qu'on sait qu'on va mourrir. Il a preparer ça mort, rediger son testament (j'en ai profiter pour faire le mien au passage en signe de soutien; pour lui dire que moi non plus j'avais pas peur de la mort). C'est l'avantage d'une longue maladie. Tous le monde peut se preparer a mourrir. Il voulait tout organiser pour son enterrement afin que personne n'est a subir en plus de la peine les problemes administratif eet de succession.
Oui je suis trop jeune pour vivre une telle situation. Oui j'étais pas prete mais j'ai tellement appris sur la vie sur ce que je ne voulais pas et sur la vie. M. Giraudeau a raison, la maladie vous aide a faire le bilan de notre vie et a tout remettre en cause afin de garder que l'essentiel.
Si je devais revivre une situation pareille je l'a referai 10000 fois!!!

Sonny
Ancienne compagne d'un malade décédé d'un cancer
23 ans

Portrait de CIELAZUR

MERCI POUR LE PARTAGE DE VOTRE TEMOIGNAGE:
GONFLANT LES VOILES VENT ARRIERE,
PORTANT D'AUJOURD'HUI, DEMAIN, DEMAIN ENCORE... ET ENCORE...
C'EST BON A RECEVOIR, SE NOURIR AVEC,
POUR LE TRANSMETTRE TEL LE TEMOIN D'UN RELAIS 4X400 METRES,
"AU DELA DU CANCER... LA VIE... MA VIE"

Portrait de roelly petitjean

j'ai à 77ans un cancer du sein depuis 07/2009, après chimio et opération le 26 janvier dernier,
(ablation), le chirurgien désire me faire de la radiothérapie,
mais je refuse, j'en ai mare ,et ne veux plus aller à l'hopital, qu'en pensez-vous ? Je désire finir mes jours tran-
quilement , ayant suivi les indications d'un naturopathe je
n'ai eu aucun soucis et effets secondaires avec la chimio,
seul la perte des cheveux qui ont beaucoup de mal a repousser
maintenant.
Mon mari et mes enfants ne sont pas de mon avis.

Portrait de sab

Bonjour à tous,
C'est la toute première fois que j'accepte de parler de ma maladie sur un site. J'ai 40 ans. J'ai eu mon premier cancer à 36 ans. Un cancer de la thyroide. Un pas méchant, qui se soigne bien. Je me dis que dans mon malheur j'ai de la chance et je suis très forte. Puis on analyse ma tumeur pour confirmer le diagnostic du cancer de la thyroide et on m'annonce dans la foulée qu'il y a une seconde tumeur, beaucoup plus dangereuse. Un lymphome de type B à grandes cellules. Totalement obscur pour moi, je ne connaissais pas cette maladie. Je me retrouve donc à peine sortie de mon premier traitement, devant un hématologue très impressionnant, très dur - très compétent au demeurant mais il m'aura fallu près d'un an pour le comprendre - et qui sans le moindre sourcillement m'annonce que 24 semaines de chimiothérapie seront nécessaires pour ce "petit frère de la leucémie" et de me donner le détail des hospitalisations de jour et de nuit qui m'attendaient...
Ce médecin, pour qui j'ai le plus grand respect (après tout, il m'a peut être sauvé puisque je suis en rémission depuis deux ans) est seul (ou presque) à assumer le service d'hématologie en hopital de jour d'un grand hopital parisien. J'ai compris qu'il n'avait pas le temps pour la psychanalise (le mot est un peu fort, en tout cas pour l'écoute), qu'il devait agir en urgence (derrière moi 50 personnes attendent, debout souvent, perfusées, je l'ai vécu...). Par pitié, il faut donner les moyens de soigner les gens dans des conditions humaines et médicales tellement légitimes. Il faut aussi proposer une aide systématique aux malades pour expulser les angoisses. Cette aide doit être obligatoire. Elle m'aurait beaucoup aidé. Je n'ai jamais réussi à aller voir quelqu'un jusqu'à maintenant. Peut être me faut il encore travailler sur moi même. C'est une proposition que je soumets. Je la crois essentielle. J'ai du faire des progrès puisque je vous écris aujourd'hui. Votre idée de site me touche. Merci. Bonne chance à tous.

Portrait de MARIEJO

J'ai 56 ans et j'ai appris que j'avais un cancer le jour du 10ème anniversaire de mariage de ma fille, cela va faire trois ans. Le choc a été très violent. J'avais un problème au rein, et j'étais loin de me douter que le mois suivant on me l'enlèverait avec une partie de la vessie. Tout passe par la tête et surtout la mort. On la voit en face. J'ai affronté mon cancer avec une sérénité que je ne me connaissais pas, j'ai eu la chance d'être famillialement et médicalement bien entourée. j'ai apprs à vivre avec le cancer, car une fois installé, le spectre de la mort revient avant chaque contrôle. On est toujours en sursis, bien que nous le soyons tous. J'ai consulté un psy pour m'aider à supporter et accepter ma maladie. J'ai repris à travailler six mois après mon opération. Depuis, je ne suis plus la même personne, je profite de chaque bons moments que la vie me donne etje suis plus sensible en ce qui concerne les gens qui souffrent. Pour tous ceux qui pensent qu'on ne peut pas en réchapper, je leur dis qu'il faut avoir confiance. La médecine a fait d'enormes progrès, et ensuite la surveillance est le maître mot. Bon courage à tous et battez-vous.

Portrait de jobri

Bonjour,

"une certaine acceptation de son sort est nécessaire"
oh combien il m'est encore difficile d'entendre cette phrase, et pourtant si juste...
Je ne suis pas malade, j'ai perdu mon conjoint de cette maladie il y aura bientot 18 mois et je m'interroge toujours sur le role que j'ai pu avoir à ses cotés. Il me disait souvent qu'il etait heureux alors que la maladie ne nous quittait pas, mais il appreciait les moments passés avec nos enfants dans ce cocon que la "vie normale" nous fait parfois oublier.
Oui il est vrai que nous avons vecu durant cette dernière année des moments essentiels, mais je ne suis pas sure de les avoir apprécié au moment présent et je suis incapable d'accepter son sort sans savoir si lui même l'avait accepté car s'il est une question inconcevable à poser, c'est bien celle ci. Merci de cet espace de dialogue et de reflexion qui m'aurait peut être aidé à certains moments. A bientôt

Portrait de sitelle

Témoignage essentiel c'est évident; mais lorsque la malade, atteinte depuis douze ans, s'entend répéter depuis quatre ans, par les oncologues qui la suivent: 'vous savez que vous êtes en soins palliatifs, qu'on ne peut plus rien pour vous, même pas vous stabiliser parce que votre cancer est très agressif, qu'il a résisté à tous les traitements.' Lorsqu'on entend cela à chaque consultation, comment ne pas avoir envie de se résigner, de tout laisser tomber? Surtout lorsque ainsi que c'est le cas de mon amie Bernadette, on est allergique à tous les morphiniques et qu'on dispose pour soulager les douleurs des métastases osseuses, en tout et pour tout, d'Advil... bien mal adapté aux douleurs du cancer. On peut ne plus avoir envie de se battre.
Je cite cet exemple, sans doute extrême et, je l'espère rare.

Marie-Claude.

Portrait de michel

Le jour de mon anniversaire , on m'a annoncé mon cancer , la mort est une pensée qui vient rapidement à l esprit , mais en fait , j'y pense depuis l'âge de 15 ans , j'en ai 52 depuis le 18 decembre 2009, fameuse date!! cette fois ci j'avoue que ça m'a taraudé, et je lui demande au moins d attendre encore un peu avant de m' emporter , je ne sais où d ailleurs car je ne suis pas forcément croyant, je dis forcément , car en fait j en sais rien.Une chose dont je suis sûr , c'est que les 25 années qui viennent de s'écouler , ça n 'a été que du bonheur , et régulièrement je le dis , alors j 'ai trouvé bon de vivre , pas de problème de santé , une épouse et 3 enfants , avec qui on se "marre"souvent , je pense que le rire fait partie du bonheur.La souffrance me fait peur , et là je compte sur les medecins , et si ça va , je prendrai tout le bon qui va se présenter jusqu au bout . Le fait de pouvoir le dire et en quelque sorte , l anticiper, d abord ne fait pas mourir et je vais pouvoir dire tout ce que j ai à dire et à penser maintenant , en "CAS" , on ne me fera pas dire n importe quoi , ce que ne peuvent pas forcément prévoir , par exemple les décédés d accident de la route.courage à tous .michel

Portrait de cerOnac

Merci Monsieur Giraudeau... pour ce témoignage qui fait qu'on se sent moins seul(e) avec son parcours. "Qu'est-ce que la maladie me dit (m'a dit) ?" C'est vrai, certains ont besoin de se poser la question, ou devrais-je plutôt dire que la question s'impose... sans crier gare ! et d'autres passent le cancer sans s'arrêter et se trouvent bien aussi... La maladie pour moi a été une révélation, un éveil, "un nouvel éveil" même, de ce que je n'avais pas "entendu ou voulu entendre" pour x et y raisons, quelques années en arrière... Elle a été un passage, un tunnel douloureux où je suis allée me chercher... et d'où j'ai trouvé la porte de sortie ! et cette fois j'en avais la clef : je me suis trouvée, enfin... Il m'a fallu 50 ans et le cancer pour comprendre que je me suis faite "pousser" tordue... que j'avais pris pour argent comptant les désirs et les souffrances de mes parents... que j'avais juste été ce qu'on voulait que je sois pour atténuer les déceptions des uns et des autres, pour entrer dans le moule qu'on m'avait (que je m'étais ?) inconsciemment fait sur mesure... Alors comment ne pas parler de "naissance" quand on réalise qu'on a le droit de vivre, qu'on a sa place avec les autres, qu'on a le droit de s'aimer et d'aimer et d'être aimée ? quand on réalise qu'on est passé à côté de sa vie et qu'il est encore temps de repartir du bon pied cette fois ? le bonheur... "d'être de plus en plus près de ce que l'on doit être..." C'est un long chemin mais je sais au plus profond de moi que je suis sur "mon" bon chemin.
Concernant la mort, je ne sais pas si en traversant le cancer, on peut échapper à cette prise de conscience ? Au plus profond de mon tunnel, j'ai même pensé que c'était logique que la mort m'appelle avec ce cancer puisque je n'aurais pas dû naître... l'ai-je moi-même appelée ? Moins deux j'en appelais même Dame récidive à la rescousse ! Elle était là la résignation... Heureusement pour moi, dans ce tunnel y'avait une autre direction ! une lueur, une toute petite lumière que j'ai suivie... Maintenant je veux vivre ! et c'est tellement puissant ! je suis sûre que le cancer doit le ressentir aussi...
La mort ? elle s'apprivoise alors de telle sorte qu'on va doucement vers ce chemin de l'acceptation... qui peut même devenir une force supplémentaire dans sa perception de la vie. Ce chemin-là rejoint l'autre, ou les autres pour ne faire plus qu'un... est-ce ça la sagesse que l'on acquiert un jour ?

cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible avec les yeux"
"On peut construire quelque chose de beau avec les pierres du chemin"
"On a deux vies, la seconde commence quand on prend conscience qu'on en a qu'une"