Depuis la première, dessinée au début des années 1920, jusqu’aux visuels récents, les affiches ont accompagné la lutte contre la maladie. Elles montrent aussi comment la société a changé son approche du cancer. Décryptage et retour sur près d’un siècle de communication en grand format, avec Nathalie Huchette, responsable de l’action culturelle au Musée Curie.

Deux vies valent mieux qu’une » aura été l'ultime roman de Jean-Marc Roberts. L'écrivain et éditeur, Prix Renaudot en 1977 pour « Affaires étrangères », a été emporté par un cancer du poumon dix jours après la sortie de son livre. Dans ce récit délicat et léger d’une lutte perdue d’avance, il raconte sa vie d’homme. Séquence émotion.

Le cancer, tel un hôte indésirable, s’est installé dans leur vie depuis dix, quinze ou vingt ans, se montrant parfois discret, et parfois très envahissant. Qu’est-ce qui permet alors de tenir le coup  et de garder l’envie de vivre lorsque la maladie dure ? Témoignages de ces patients au long cours.

Le deuxième colloque « Clinique de l’incertitude » entend ouvrir le débat sur un sujet délicat : celui de l’incertitude dans la pratique médicale. Pour les soignants comme pour les malades, ne pas savoir, est-ce si grave ? Le Dr Antoine Bioy, psychologue clinicien attaché au CHU Bicêtre, enseignant-chercheur à l'Université de Bourgogne et cofondateur du colloque nous donne des pistes de réflexion.

Alors que la recherche ne cesse de progresser, c'est la conclusion surprenante d'une vaste enquête menée par la fondation ARC. Celle-ci révèle aussi la méconnaissance encore profonde des facteurs de risques dans l'apparition de cancers chez le grand public, encore peu mobilisé et fataliste. Des résultats qui amènent à réfléchir à de nouvelles stratégies de prévention.

 

Confronté à un diagnostic qui ébranle, on peut se retrouver à idéaliser son cancérologue, et à investir alors celui-ci d’une mission incertaine et surhumaine : sauver ses malades. Cette confiance aveugle n’est pas sans conséquence sur la relation médecin – patient.

Pendant 16 ans, ce professeur d’arts plastiques a animé un atelier conçu pour les enfants et adolescents atteints de cancer au sein de l’Institut Gustave Roussy. Aujourd’hui retraitée de l’ Education Nationale, c’est désormais via son association « Sur un lit de couleurs » qu’elle veut déployer des espaces « d’ouverture à l’art, à la créativité et à la culture».

Elle était une amie de la Maison du Cancer, toujours OK pour répondre à nos demandes d’interviews ou encourager les malades. Maryse Vaillant, psychologue et auteur à succès, s’est éteinte en paix samedi 19 janvier. En forme d’hommage, nous republions le bel entretien, le dernier, qu’elle nous a accordé en juillet dernier. Ses mots continueront longtemps à nous aider.

Faire en sorte qu'un ouvrier ait le même risque de souffrir d'un cancer qu'un cadre est le fil rouge du nouveau plan cancer, lancé le 4 décembre dernier. Un chantier ambitieux lorsqu'on sait combien les disparités de revenus, de conditions de vie et d’accès aux informations se creusent en France.

Ils ont 40 ans à peine et représentent la nouvelle génération de cancérologues. Plus spécialisés, moins paternalistes, plus transparents et ouverts, quelles sont les envies et les ambitions de ceux qui font la cancérologie de demain ? Trois d’entre eux ont répondu aux questions de La Maison du cancer.