L'association fondée par Régine Goinère a pour objectif d'aider les patients à améliorer leur qualité de vie.
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Couple: le rôle difficile du conjoint
- lun, 2009-08-03 13:09Il faut le dire, les conjoints, sont mis à rude épreuve. Comme nous, ils encaissent avec toute sa violence l’annonce du diagnostic. La peur de voir « partir » l’être aimé est forcément dévastatrice. Et pourtant nous attendons d’eux qu’ils mettent de côté leurs émotions pour nous aider à surmonter l’épreuve. Gérer leurs angoisses dans leur coin, et apporter leur soutien : décidemment, on leur en demande beaucoup. Avec nous, ils vont « plonger » dans l’épisode difficile des traitements. Pour tout le monde, la vie va être quelque peu « suspendue ». Fatigue, déflagration physique, effets secondaires de toutes sortes vont infiltrer le quotidien. Il faudra alors accepter ensemble de ne plus vraiment avoir de vie sociale, et de régler le pas de l’existence sur celui des traitements ; apprendre à rassurer l’autre lorsqu’il verra son image et sa séduction bafouée. Sans parler d’une libido aussi plate qu’une sole. Bref, la vie de couple est mise à rude épreuve. Et pourtant… Jamais nous ne nous sommes tant aimés.
Anouchka
De mon point de vue de conjoint, il n'y a pas d'autre alternative que de souffrir avec l'être aimé. Nous devons TOUT partager, devenir sa bequille. Car nous l'oublions pas, nous ne sommes rien sans l'autre.
L'amour n'est pas une vitrine de Noel, ou l'on décroche les décorations passé la fête. J'en appelle au conjoints à s'armer de courage dans leurs sentiments.
J'ai personnellement partager les pires moments de son existence. J'éprouve une grande fièreté d'être à ses côtés dans ses batailles.
Je suis devenu ce qu'elle vit.
Si la maladie ne se porte pas en bandoulière au grand jour, en revanche, les coulisses sont moins réjouissantes. Les douleurs atroces vécues à domicile nous ont rapproché jusqu'à la fusion. Il s'agit pour moi de l'arracher à cet enfer quotidien. Savoir quand elle a besoin de ma présence, sans attendre le carton d'invitation. La souffrance pousse très souvent au repli sur soi, au refuge dans la paix. Sachons être là au réveil.
Outre les moments "hard", on a su également vivre les meilleurs fous rires de notre existence. Après tout, nous sommes des êtres vivants.
C'est beau ça...
merci...
pas toujours facile de mettre ça en place ! c'est plutôt du domaine du ressentit pour chacun. Pas toujours facile pour l'autre de trouver sa place, de savoir quand sa présence est souhaitable, quand le silence est préférable ! mais je pense que quand l'amour est là, effectivement, on peut avoir de beaux moments et surtout de beaux résultats de ce combat !
J'hésite à témoigner de mon cas. Je me sens tellement décalé, mais à vous lire je ne peux que vous féliciter de partager cette épreuve en couple quand il y en a un. Quel soutien pour celui qui est malade- son sourire quand il vient vous voir,... Quel réveil à l'essentiel pour l'autre !
Mon expérience est tout autre: d'abord la souffrance des traitements nécessaires pour 2 cancers successifs, suivi d'une greffe de cellules souches et plus tard d'une hospitalisation d'une année complète en CHU avec des séquelles graves - insuffisance respiratoire chronique, sous oxygène, pacemaker, asthénie etc... Mais rentrant chez moi, ma conjointe m’explique qu’elle s’en va et qu’elle engage une procédure de divorce et elle l’a fait dans l’heure. C’est ce que j’appelle la double peine.
Je suis seul dans ce Kafka avec en plus le passage en retraite et déménagement nécessaire de ma maison. Non, j’ai des enfants heureusement.
Ce témoignage veut surtout mettre l’accent sur la fragilisation possible dans les relations des couples si les cancers durent longtemps et s’il y a des handicaps : la société actuelle valorise plus le regard sur soi que celui vers les autres. « on n’a qu’une vie, profitons-en ; il ne faut pas avoir de regrets ;on est seul dans la vie ,…» on n’entend que cela, il n’y a qu’à se laisser porter ! Mon psychologue m’a indiqué que ces maladies dévastaient les couples beaucoup plus souvent que l’on ne l’imagine, c’est une épreuve potentielle de plus.
vous connaissez l'expression "mieux vaut etre seul que mal accompagné", inspirez-vous en car votre conjoint ne vous aurait ete d'aucun soutien sans amour, vous auriez vu en elle malaise et pitié, finalement, elle vous rend service de partir, vous serez armé pour lutter,certes, seul, mais la maladie n'a ete qu'un element declencheur en fin de compte
courage et determination, meme si c'est pas facile tous les jours
Oulala, le sujet est émotionnelement compliqué pour moi...
Lorsque j'ai rencontré mon ami la premiere fois, la premiere chose qu'il m'a dite c'est j'ai eu un cancer grave. Tu me prend avec ou pas.
La relation commencais bien!!Ou moins, je savais ou j'allais et les risques que je prenais. Mais j'ai quand meme tenté l'aventure. J'ai été aupres de lui 3 ans, dont 2 ans sans probleme de santé.Notre couple était parfait grace a lui. Grace a lui tout a été facile, on parlait meme lorsque c'était dfficile, on foncait droit devant, on affrontait les choses sans en avoir peur... Et puis la récidive est apparu. Pas question de le laisser tomber. C'était l'homme de ma vie, je devais finir mes jours avec lui et fonder une famille. On va se battre. Notre couple était fusionnelle j'allais le voir tous les jours. On se battait ensemble!!Il m'a dit un jour que c'était plus facile de ce battre a deux que tout seul. Qu'il se battait pour notre couple et notre avenir ensemble. Et puis on a appris qu'il était condamné...Il n'y avait pas de tabou entre nous rien. Il avait une telle force pour affronter les choses, il avait pas peur. Nous sommes aller ensemble au pompes funebres pour savoir ce qu'il fallait faire. Nous avons rédigé son testament ensemble parce qu'il n'arrivait pas a communiquer avec sa famille. J'étais la seule a tout savoir. Bref, je l'ai suivit jusqu'au bou. J'ai fait tout ce qu'il voulait. Je voulais etre la pour lui jusqu'a la fin. Il a voulu partir a Tahiti avec moi tous les deux. Inconsciemment, il disait a tout le monde, laisser moi tranquil je veux mourrir avec la seule femme que j'ai aimé. Il a été hospitalisé 5 jours apres notre arrivé et est décédé 2 jours apres. J'étais seule et pas preparer à ça meme si je le savais. Mais j'ai foncé sans penser a autre chose qu'a etre avec lui. J'ai demandé a ce que mon pere vienne a Tahiti pour m'aider a gérer la situation. ça ma permis de devenir tres proche de mon pere d'ailleur. C'est maintenant le plus difficile...Parce que vous etes toute seule et qu'il est parti
Le mot "compagne" prend tout son sens... Votre ami vous a montré à quel point la vie est précieuse, jusqu'au dernier souffle, prenez soin de la vôtre maintenant, aimez la, splendide Fanny !
Bonjour Fanny,
Quel beau témoignage d'amour, votre âme est magnifique, si tout le monde pouvait réagir ainsi ce serait plus facile pour affronter la maladie et la mort. Je suis atteinte d'un cancer du sein et j'ai moi aussi un époux formidable en revanche il refuse totalement de parler de la mort, pour lui je suis immortelle et pourtant Dieu seule sait à quel point on y pense quant on a cette maladie. Je suis très croyante et cela m'aide au quotidien dans ma vie.
Encore bravo à vous
Vous êtes super
Que de témoignages différents dans ce domaine...
Y'a pas de règle en la matière !
Très émouvant, très humain, en tout cas et j'imagine pas toujours facile à évoquer... merci.
J'ai un cancer du sein et je viens de vivre toutes les étapes j'en suis au traitement par radiothérapie. J'admire le témoigne précedent, effectivement il n'y a que l'Amour pour vivre cela ! (je pleins les personnes seules).J'ai um mari qui vécu toutes les étapes en même temps que moi : à chaque mauvaise nouvelle quelques jours de "vacillement". Tout cela pour vous dire que ce qui m'a paru essentiel c'est aussi découvrir la cicatrice ensemble (ablation totale), il passait dans la salle de bains tous les matins, m'embrasser l'autre sein comme si tout était naturel ce qui n'est pas si simple, j'ai compris à quel point nous partagions tout cela.., nous savions l'un et l'autre qu'il le fallait pour que je vive mais ce quotidien là il est indispensable que le nouveau corps s'assume à deux. Actuellement je sens que l'Amour me porte et je me réfugie dans ce petit nid qui est le nôtre en me disant qu'avec cette richesse là je ne risque plus rien...
Merci Françoise de nous délivrer ce moment intime et si précieux. Vous avez trouvé-là votre force en l'amour de votre conjoint, dans ce qu'il a su/pu vous montrer... C'est très touchant et je veux bien croire que cet Amour-là vous porte.
Pour x ou y raisons, ce n'est pas toujours aussi évident pour un couple de vivre ainsi ces moments-là. Il y a tellement de facteurs qui font que... la pudeur, l'éducation reçue, la personnalité qui fait que chaque personne est différente, la peur de ne pas savoir, la peur de ne pas dire ce qu'il faut quand il faut, ou à l'inverse ne pas savoir se taire... etc..
ça implique de voir, de ressentir tout ce qui ne sera pas dit ou fait, ou tout ce qui sera montrer d'une autre façon et l'amour sera là quand même mais différemment. Mais ça non plus ce n'est pas toujours facile...
Il peut y avoir aussi le cas de personnes qui s'enferment chacune dans leur silence... et ce pourra être leur force aussi pour traverser ces épreuves...
Mon père est atteint d'un cancer du poumon depuis bientôt un an, le 11 juillet2009, jour où la maladie a été découverte. Le médecin traitant n'a rien vu...La boule qu'il avait au cou, pour lui était musculaire. Mon père ne dormait plus la nuit, maigrissait à vue d'oeil, avait mal au dos et toussait.
Ce n'est qu'après avoir été transféré aux urgences cette nuit là, que tout à commencer.... Je l'ai soutenu, accompagnée, délaissé ma vie famille pour être près de lui, lors de ses chimiothérapies toutes les trois semaines. A bout de souffle, je ne tenait plus. Ma mère a pris peur et à fuit. Elle était dans le déni, agressive, renfermé...Avec mon mari nous avons bataillé pour qu'il ne manque de rien à l'hôpital. On l'accompagnait aux examens. Je restais des heures assisse près de lui, on me disant qu'il allait s'en sortir. Aujourd'hui toujours en traitement, le cours de la vie reprend doucettement mais que de douleur et de pleurs, j'ai d'ailleurs écrits mon mémoire de fin d'étude sur l'accompagnement et l'écoute chez le malade atteint d'un cancer, pour devenir Conseillère Conjugale et Familiale et trouver un poste afin d'aider les familles , les proches et les conjoint(e)s à se sentir soutenu, aider, écouter et accompagner. J'espère que cela plaira à mon juris mais mon travail reflète de tout ce que j'ai pu entendre sur les interviews diverses données par ceux de la maison du cancer. Un grand merci.
Bonsoir Mimounette, je pense que ton mémoire ne peut être que très convainquant puisque tu as toi-même vécu ces moments et tu choisis cette voie qu'est le soutien qui t'a tant manqué... Tu ne peux qu'apporter aux autres... C'est vrai que les malades ont ce besoin-là mais également les proches, les accompagnants... Merci pour ton témoignage !
Mon mari a une tumeur cérébrale ( gliome )depuis 2 ans et demi et nous avons une petite fille de presque 3 ans. depuis peu je le sais condamné mais je l'aime énormément et je n'imagine pas une seconde le laisser seul dans cette épreuve. Je serais là jusqu'au bout pour l'accompagner de mieux que je peux.
Quand on aime c'est pour le meilleur mais aussi parfois pour le pire...
C'est noble Teyla... Me vient à l'esprit : c'est beau... j'ai envie de le dire et d'un autre côté je me dis que le cancer c'est moche ! mais tu sais le faire "beau" avec ton amour pour ton mari et ces quelques mots... merci.
Je venais de rencontrer mon ami quand j'ai appris que j'avais un cancer du sein. Nous ne vivions pas ensemble et malgré tout, il est resté à mes côtés. Son soutien a été d'une importance capitale face à la maladie.
J'ai eu peur de lui annoncer car je pensais " et s'il croit que je suis avec lui pour ne pas être seule face au cancer ?". Mais non, il a été là et même si la semaine, j'étais seule avec mes enfants, il était présent par ses coups de fil.
La maladie n'a pa altéré notre vie comme certains. Même si la vie est malmenée, nous avons continué à vivre "normalement" quand on le pouvait. Et notre sexualité s'en ai trouvée plus qu'épanouie. Même avec la chimio. Alors, il ne faut pas généraliser. Chaque personne est différente.
Et chaque conjoint aussi. Je tire mon chapeau à nos moitiés qui sont restés près de nous à chaque moment de la maladie.
Car ce n'est pas facile pour eux non plus.
Lorsqu'on a appris que mon époux était atteint d'un mélanome -stade3 - c'est comme si nous avions reçu un "arrêt de mort". Le mot fait peur mais c'est qu'il est très souvent associé au mot cancer. Tout change tout bouge tout se recentre.
Nos familles, nos amis, nos collègues se dévoilent....
Nos enfants "subissent". Une autre vie commence.
Cela fait 5 ans que tous les 3 mois nous allons en visite à IGR (Institut Gustave Roussy). L'occasion ici de remercier tous les personnes qui travaillent dans cet immense hôpital.
En tant qu'épouse, je soutiens mon mari du mieux que je peux. Mon mental et mon moral sont mis à rude épreuve.
Une évidence au fil des ses années de lutte contre la maladie : il faut en parler : cette maladie est une pandémie nous risquons tous un jour proche d'être atteint d'une forme ou d'une autre. Parler permet de "démystifier" cette maladie et ses conséquences, de mieux la faire connaitre à tous ceux qui souhaitent "entendre" et bien sûr de ce sentir moins seul.
Je ne sais plus qui a dit "on nait pour mourir" alors vivons ! et apprivoisons la mort.
bonsoir, un cancer du sein diagnostiqué en janvier 2009
avec tous les traitements qui ont suvis, a bouleversé ma vie sur tous les plans. Professionnel, amis qui détournent les yeux ou changent de direction, des menbres de ma famille totalement incrédules qui me disaient que les médecins avaient du se tromper puisque j'étais debout, une belle mère qui a refusée de m'aider juste après l'opération alors que je ne pouvais pas bouger mon bras mais qui est restée à se plaindre de son mal de dos pendant une heure alors que je subissais les effets secondaires de la chimio pendant qu'elle me parlait, un ex employeur qui m'a jeté en pleine figure que ma chimio ne serait pas assez forte pour m'en sortir. J'ai meme eu un appel d'un menbre de ma famille pour me demander combien les médecins m'avaient donnée encore à vivre et j'en passe.
Et parmi ma colère, 3 éclats de lumière, mon ame soeur et nos enfants étaient présents. Je ne les ai pas vus, je n'en prenais pas le temps, la bataille était engagée à la vie ou à la mort. Ils étaient là pendant mes colères, mes envies d'en finir, pendant cette injustice. Mon ame soeur est entrée un jour dans la salle de bain m'a vue toute nue comme un bébé,j'ai hurlé pour qu'il sorte, il s'est avancé,sur de lui, m'a prise dans les bras pendant que j'essayais de le repousser, m' obliger à relever la tete et m'a dit que j'étais celle qu'il aimait et que ce n'était que passager que cette maladie ne NOUS mettrait pas à genoux
Ils ont vécus de plein fouet toutes les étapes humaines de cette maladie et ils sont restés, affrontant moments après moments cette pathologie.
aujourd'hui, je voudrai m'excuser de ce que je leur ai fait enduré. Ils m'ont maintenu en équilibre entre le choix de la vie ou de la mort. Celle ci aurait été un choix de facilité et d'abandon, mais ils choisient de s'unir tous les trois pour me maintenir en vie et pas seulement physiquement. Cette maladie m'a fait aimé la vie, m'a ouvert les yeux sur les gens, et j'ai découvert les petits bonheurs. J'ai découvert 3 lumières, 3 forces de la nature.
Sébastien, Alois et Juliette mes coeurs, merci de ce que vous avez été, de ce que vous etes, 40 ans, 15 ans et 12 ans. Je vous est fait vieillir, j' ai volé un an de votre vie et vous avez donné un espoir. Pour tout ceci, pardonnez moi
Mon cancer s'est déclaré en février 2009. J'ai subi la chimio, l'ablation du sein en octobre 2009. Heureusement, tout s'est bien déroulé. J'ai eu la chance d'être très entourée, par mon mari, mes parents et mes "vrais" amis !! Le plus difficile a été de découvrir mon corps mutilé. Je n'ai pas eu le courage de le découvrir à l'hôpital, c'est donc à la maison que cela c'est fait. Mon mari a proposé de retirer le pansement et d'être le premier à voir ma cicatrice, il m'a fait part de sa première impression : il a trouvé la cicatrice "propre et nette". Ensuite, il est sorti et m'a proposé de me laisser le temps d'oser me regarder dans le miroir. J'ai regardé furtivement, puis je suis resté 15 jours à éviter les miroirs. Finalement, j'ai découvert mon nouveau corps, simplement au bout de 15 jours. Je reste persuadée que la réaction de mon mari a été salutaire et m'a aidé à dédramatiser. De plus, même pendant la maladie, il m'a toujours désirée. Il a été à mon écoute, ne m'a jamais brusquée et surtout, il a été d'une patience exemplaire. Aujourd'hui nous sommes encore plus liés.
CE SUJET SUR LE CANCER ET LE COUPLE ..
tellement peu aborder ..un grand sujet tabou !!
dans le couple il y a : toi + moi + le cancer = vie de couple endommagée..
mais ça intéresse qui ??
hormis nous envoyer chez un psychiatre
parce que l'on est très mal ..vit mal ce cancer ..
quelles sont les autres aides ??
on nous dit pas que certains effets secondaires vont peut-être détruire une partie de notre intimité ..
que nous allons subir une sorte de mutilation ..
nous devons assumer nos pertes d'identités les unes après les autres ..
en parler au sein du couple n'est pas toujours aisé ..
cela dépend du conjoint *
car chacun vit la maladie comme il peut *
pas de mode d'emploi *
on fait avec nos personnalités et nos caractères ..
mais lorsque la communication n'y est pas
c'est une grande souffrance de part et d'autre..
une rupture ..
le malade culpabilise ..se sens diminuer ..
le conjoint ...se replie sur lui-même ..
les hommes sont des hommes !!!
donc nous les femmes savons ce qui passe ..et là commence
la para no ..les recherches ..la perte de confiance totale dans ce conjoint qui va surfer sur le net ..
pour le malade c'est une situation épouvantable
plus destructive que le cancer par lui-même ..
la vie est complètement foutue par ce "cancer"
et là ..on'a plus la nia-que de continuer ..
aurez-vous des réponses ???
amitiés
Quand je lis ces témoignages d'amour, j'ai envie de pleurer. j'ai eu 2 cancers, enfin un qui a métastasé 5 ans après (utérus en 2003 et poumons en 2008). Le deuxième a débuté en juillet 2008, mon mari, compagnon depuis 25ans et père de mes deux enfants (20 ans et 24 ans) a plutôt bien réagi et je sentais qu'il souhaitait être à mes côtés. Petit à petit les chimios devenaient de plus en plus dures, mon corps ressemblait à celui d'une adolescente imberbe, je jouais avec ma boule à zéro en adoptant un look "zen" un peu bouddhiste j'essayais de rester belle pour moi et mon entourage. D'abord il a commencé par vouloir partir seul, au prétexte qu'il souhaitait s'éloigner de la maladie, je comprenais, mais un peu dur quand même puis pour le réveillon du 31 décembre 2008 il m'annonce qu'il va prendre l'air, seul, à New-York, bien sûr je n'étais pas en état de le suivre, là aussi j'ai compris, je demandais juste que nous partions tous les 2 pour, moi aussi, quitter un peu le quotidien de la maladie. En rentrant il m'a dit je veux vivre seul, je partirai quand tu seras guérie, j'ai trouvé cette phrase monstrueuse, il n'a pas compris, je lui ai demandé de partir de suite. depuis je suis seule face à mon cancer heureusement mes enfants sont très présents, mais je dois les protéger de beaucoup d'angoisse. je suis encore leur mère. je peux comprendre qu'on fuit la maladie mais cette séparation a parfois été plus dure que le cancer.
Mon mari - depuis 42 ans - était très présent pendant mon cancer. Collé à moi et si heureux de m'être si indispensable. Oui on a beaucoup beaucoup besoin d'amour pendant cette maladie.
VOS témoignages sont tous bouleversants
mais
j'ai le sentiment que
pour moi
tout est bien différent
le couple à 3 ne fonctionne plus réellement
oui parfois je préférais être seule que mal accompagnée
ou vivre dans l'incertitude d'être de toute façon trompée !!
virtuellement ou réellement ..
c'est je peux vs dire très destructif
et anéantie mon énergie pour combattre
amitiés
J'ai témoigné de mon parcours personnel dans cette rubrique le 2010-03-17 .
Tous les témoignages qui depuis cette date se sont accumulés et qui montrent la présence et l'Amour du conjoint autour de celui/celle qui souffre dans son corps et qui est angoissé dans son esprit, tous ces témoignages me bouleversent et ils m'indiquent qu'il y a heureusement des gens de valeur qui ne fuient pas leurs engagements.
Je suis plus proche dans ma souffrance de "elleseule " ;je n'ai plus d'indulgence pour ces conjoints défaillants lorsque la famille est engagée par la maladie dans un combat sans merci.Le conjoint qui fuit détruit, de plus, la famille et ses liens pour les enfants qui n'ont plus grand chose pour se raccrocher.
C'est mon ex-épouse qui est partie; elle m'a très peu accompagnée pendant mon dernier séjour d'un an à l'hôpital,désagréable pour ne pas dire plus lorsqu'elle venait, m'expliquant qu'elle ne voulait pas être une infirmière à domicile lorsque je rentrerai enfin plein de mots "doux" pour un invalide à plus de 80%!Et elle est partie le jour où je suis rentré chez moi sans s'occuper de savoir si j'étais en mesure de vivre seul.
Elle est médecin et très sensibilisé psy , sensible à l'empathie telle qu'elle décrite dans le livre tibétain de la vie et la mort .Comme quoi!...
"elleseule" dit "je peux comprendre qu'on fuit la maladie mais cette séparation a parfois été plus dure que le cancer": plus dur oui, mais qu'y a t'il à comprendre? Rien; on est responsable de ses actes.
A plus
Parfois vaut mieux être seul pour vivre sa maladie
que mal accompagner ...;
2eme témoignage dans cette rubrique.
Vos derniers témoignages sont vraiment touchant. Je n'ai pas resisté a l'envie de vous répondre...
j'arrive bientot a une date fatidique: les 1an apres sa mort...Dure a imaginer, horrible a supporter. J'arrive à vivre sans lui...quel honte!!
Et pourtant, la douleur est toujours là. Et la solitude si pesante...
Il vaut mieux etre seule que mal accompagné? OUi c'est vrai mais comme vous le dite si bien soyons responsable de ses actes. Or, là est la difference dans mon parcours. Et c'est aussi ma grande difficulté: Il est parti alors que personne ne le voulait. Personne n'a été responsable de sa mort. Il m'a laissé seule a vivre cette epreuve si douloureuse...
Chaque homme que je rencontre n'est que brouillard, invisible a mes yeux. Et puis lorsque l'on se dit prete a retenter une histoire on se demande parfois: Peut on vivre a 3? acceptes tu mon passé? acceptes tu cet homme qui aurait du etre a ta place aujourd'hui? Cet personne qui m'avait promis de finir ma vie avec moi?
Ohhh que non je ne suis pas prete!!! j'ai encore les yeux remplit de larmes, elles me genent pour voir dans l'avenir. Et pourtant je me sens si seule!!j'ai besoin de quelqu'un avec qui partager ma tristesse. Quelqu'un qui m'écoute sans souffler. Sans penser: putain elle fait chier de se plaindre!!Elle peut pas arreter d'y penser un peu!!c'est pas comme ça qu'elle va s'en sortir!! Quelqu'un avec qui je ne soit pas sens cesse en train de dire: peut etre je t'en dit trop? Je te saoul pas trop là? Tu m'écoutes ou tu fais semblant? Tu comprends ce que je resens? Quelqu'un qui soit juste là, jour et nuit pour me porter lorsque je chute dans le vide...QUelqu'un qui d'un simple regard sait que ça va pas et me prend dans ses bras. Parce que parler c'est important mais que de recevoir de l'affection et de se sentir aimer ça aide aussi. Un simple calin en guise de réconfort.
Heureusement, vous etes là tous a raconter vos histoires
Vraiment, on se sent moins seule
Bonjour Fanny,
Ton récit est bien évidemment très touchant, il me vient deux choses en te lisant... Cette disparition est récente et ce manque est toujours cruellement là, et du coup, sans doute tu n'es pas prête pour t'appuyer sur l'épaule de quelqu'un d'autre. Je pense, mais ça n'engage que moi, que le jour où ça arrivera, tu ne te poseras plus toutes ces questions, ça coulera de source que la vie reprend ses droits... Peu importe ce que l'on pense autour de toi, l'essentiel est ce que tu t'autorises à vivre le temps qu'il te faudra. non ? Je pense bien à toi,
Bonjour à Tous, Merci pour vos beaux témoignages
Bonjour Fanny,
Ce que tu ressents je l'ai eu aussi ... mon Juan est parti en juillet 2007. Lorsque l'on m'a annoncé sa maladie, le 20 novembre 2006 et qu'il n'en avait plus que pour quelques semaines, mon cerveau a dit "non" il va rester jusqu'en juillet. Je ne sais pas pourquoi mais je le sentais. Il est resté dans le coma sous respirateur durant 5 semaines. Tous les jours, j'étais à ses côtés, je lui parlais le caressais. Nos enfants et petite fille étions présents. Il s'en est sorti une première fois, et le traitement a pu être commencé pour être terminé 2 mois et demi plus tard... Il entrait en palliatifs, en avril 2007 et en mai, il rentrait à la maison pour y mourir le 4 juillet 2007. Tout ce temps, je l'ai soigné il avait une trachéo et était nourri par sonde. Je le lavais. Cela a renforcé notre amour malgré que parfois, j'étais fâché car ce cancer de l'oesophage était "un peu" la conséquence de "ses excès" Nous restons malgré tout "victimes" de certains jugements. Tout comme toi, Fanny, j'étais culpabilisée de "vivre" de "rire" avec mes petits enfants. Mais durant la première année, j'étais liquifiée de chagrin. Et puis le temps passe, et le chagrin se transforme. On pleure moins, et on pense plus. On parle de "Lui" avec ma petite fille qui sera la seule des petits enfants à l'avoir connu. Et le fait de se rappeler de lui fait qu'il existe encore mais dans l'invisible.
Ne culpabilises plus mais laisses parler ton chagrin, il s'atténuera. Et un jour, quelqu'un viendra vers toi et acceptera que tu parles de "Lui"Et alors, une nouvelle vie commencera pour toi, mais sans pour autant que tu oublies.
Personnellement, j'ai rencontré un monsieur plus âgé que moi et m'a énormément aidé. Il accepte le fait que je parle de mon mari et a beaucoup de respect pour mon passé.
Je te souhaite la même chose, Fanny. Mais laisses le temps au temps....
Bonjour à tous, et merci de m'avoir répondue, je me sens moins seule. J'ai envie de dire à Fanny que son amour ne l'a pas quitté, la mort n'est pas forcément une séparation. j'ai longtemps réfléchit après le départ de mon mari (25 ans de vie commune, 2 enfants 20 et 24)je me demandais s'il était mort quelle serait la différence. Au fond, la personne n'est plus là, elle ne vous accompagne plus, elle ne fait plus parti du quotidien, elle pourrait être comme morte, sauf qu'elle continue à vivre quelque part, à être heureuse sans vous, et lorsque je regarde mon corps se reconstruire, mes cheveux repousser, mes jambes retrouver un rythme normal, il n'y a personne pour le partager. La différence avec la mort c'est, outre l'humiliation d'être jetée en pleine maladie, il y a le désamour, et cet abandon, se dire il pourrait être là et qu'il a choisi de fuir, dans la mort il n'y a pas de rupture de l'amour, la personne qui meurt ne quitte pas l'autre, elle ne l'abandonne pas. votre compagnon ne vous a pas quitté. C'est peut être tiré par les cheveux mais je voulais partager avec vous toutes ces questions qui tournoient dans ma tête. Courage, on n'est pas malheureux toute sa vie.......
Bonsoir a toutes et a tous,
Merci infiniment pour vos réponses. J'aime discuter avec vous. Je trouve ça assez magique l'idée qu'on ne se connait pas mais que malgres tout on se comprend.
Et voila, le jour J est arrivée. Nous sommes le 4 juillet 2010: 1an qu'il est parti.J'ai travaillé aujourd'hui du coup à 13h30 je me suis apercu que j'avais raté l'heure de sa mort le fameux 12h qui a changé ma vie...Comme quoi la vie nous ratrappe et il faut avancé malgres tout. Mais ce soir c'est le grand soir. Comme si j'attendais cette soirée, ce rendez vous depuis 1an. COmme si ce soir, j'avais le droit de tout revivre...Alors du coup, ce soir je me suis enfermé seule chez moi, j'ai éteint mon portable, débranché mon téléphone. J'ai mi Brel à fond dans la maison, j'ai resorti le carton où j'avais mis les souvenirs de Clément (Photos, videos, objets, lettres...). Ce soir, je pleure toutes les larmes de mon coeur, parce que ce soir j'ai le droit. Et je suis si heureuse là maintenant...Je vais le retrouver l'espace de quelques heures...Apres retour à la vie normale.
Ce soir, j'emmerde (désolé pour le mot) tout le monde...surtout ceux qui trouve que ressasser le passé c'est pas bon et encore moins vivre avec les morts.
Voila, ce soir je fais quelque chose pour moi
j'avais juste envie de vous le dire
Bonne soirée à vous tous
Fanny
"je pleure toutes les larmes de mon coeur"
Bonjour Fanny,
Et si l'essentiel était justement de vivre les moments que tu as envie de vivre, tels que Toi tu les ressens... Ce "cérémonial" tu l'as attendu, tu l'as préparé, tu en avais besoin et si ça t'as rendue "heureuse", il n'y a pas de problème... C'est parfois un soulagement de s'autoriser à vivre comme on l'entend. Bien à toi,
Bonjour,
Je suis atteinte d'un cancer du sein depuis 2006, j'avais une vie professionnelle trépident, une vie de couple, des amis. Le 26 mai 2006 j'ai tout perdu, j'ai reçu la nouvelle en plein visage en sortant du cabinet de radiologie en sachant ce que j'avais avant que mon médecin traitant l'apprenne, il fallait opérer rapidement c'était le week-end de l'ascension, j'ai attendu que le 1er chirurgien soit disponible pour être opérée rapidement. Chose faite 1 semaine après avoir appris la nouvelle j'étais opérée, ensuite les traitements : chimio, radiothérapie, hormonothérapie, la personne avec qui je partageais ma vie m'a dit de partir de chez lui.
Je me suis retrouvée à la rue avec mon cancer que j'appelle mon colocataire, cela m'aide à supporter cette maladie. novembre 2006, la maladie se diffuse malgré la chimio, il faut opérer ma féminité en prend un coup utérus ovaires trompes et col utérus. Il fallait attendre début décembre 2006 en novembre j étais trop faible. J’avais trouvé un studio, mais je me laissais partir, je pesais à peine 40 kg.
J’ai pris la décision d'acheter un York miniature, une petite chienne, il fallait que la sorte malgré la douleur, mes enfants venaient me voir de temps en temps, je n'ai jamais parlé de la gravité de mon cancer à mes enfants. Je me forçais à sourire, à ne pas faire voir ce mal qui me rongeait à l'intérieur de moi. Je ne voulais pas de pitié.
J'ai voulu reprendre ma vie professionnelle en 2007 à MT Thérapeutique, la reprise n'a pas été un bon plan avec les effets secondaires des traitements résultat souvent en arrêt de travail.
De plus dans mon immense bureau, j'avais l'impression de ne pas exister on ne me donnait pas de travail, on me répondait que l'on ne pouvait pas compter sur moi.
Mon DRH me convoqua en octobre 2009 pour me dire qu'il désirait réorganiser le service informatique, que sur le plan technique je n’étais pas au point , il avait raison, mais je dirigeais un service informatique ce n’étais pas ma mission ensuite, il m’a dit que mon cursus professionnel n'était plus en adéquation avec l'évolution de l'institution il fallait mieux partir par la grande porte que la petite, qu'il ne supporterait pas mes arrêts de travail de complaisance, ni le fait que je vienne travailler en dilettante. Il souhaitait un service informatique performant.
Encore un choc que je venais de recevoir en plein visage au bout de 23 ans de fonction publique je tiens à préciser que c'est un Etablissement spécialisé en psychiatrie. Depuis je suis en arrêt de travail. J’ai du quitter mon studio, je tombais souvent, je me retrouvais inconsciente souvent.
Ma mère n’a pas voulu que je vienne chez elle, elle me disait à ton âge il faut que tu t’assumes, j’ai coupé les liens avec ma mère.
Ma fille ne pouvait pas me prendre chez elle, elle venait de se mettre en ménage, je ne le souhaitais pas je ne voulais pas lui imposer ce poids, mon fils plus jeune, il est toujours en étude. Heureusement, une collègue ma proposé de m’héberger temporairement. Je suis toujours SDF.
Aujourd’hui j’ai repris du poids, je vis avec les effets secondaires du traitement, je fais tout pour me protéger je n’ai pas encore retrouvé confiance en moi. Je vis tous ces instants avec bonheur.
Pour mon travail, je verrais bien quand je reprendrais, ce n’est pas ma priorité pour le moment.
C’est la première fois, que je me dévoile ainsi, je suis plutôt introvertie, c’est simplement vous dire aux personnes atteintes de ce mal courage, même si c’est difficile, surtout de ne pas baisser les bras. La vie est belle.
Bien amicalement,
Bonjour Emimax, tu as souhaité te confier sur la maison du cancer, nous dire ton expérience de la maladie et ce qui peut en découler socialement parlant... Ce forum apporte ça parfois, des choses que l'on ne peut pas dire ailleurs ni à ses proches et je suis contente pour toi si tu as pu le faire ici. J'espère que tu auras des témoignages de sympathie pour t'aider à remonter la pente. Une collègue t'héberge pour le moment, elles sont quelquefois là les belles surprises de la vie, là où on ne les attend pas toujours. Je te souhaite de trouver rapidement des solutions et surtout un bon rétablissement. Bien à toi,
Bonsoir Emimax,
J'espere moi aussi que tu trouveras sur ce forum du soutien...Tu t'apercevras vites qu'ici c'est la maison du bonheur meme si nos histoires sont toutes aussi compliqués et terribles les unes que les autres. ICi, il n'y a aucune gene. Ici, moi j'arrive a mettre des mots sur ce que je ressens. Peut etre que tu trouveras aussi des solutions a des problemes administratifs notamment logement et travail. Les gens sont souvent lachent et peureux mais pas tous...
Protege toi et prend soin de toi
amicalement
Fanny
Bonsoir,
Merci beaucoup par vos messages de soutien. Je suis inscrite depuis peu, j'ai parcouru le site, en lisant tous les témoignages avec les larmes aux yeux.
Ils sont tous émouvants, avant je me sentais seule face à cette maladie, grâce à ce site, et aux nombreux témoignages, je me suis retrouvée dans certains témoignages.
J’ai lu des témoignages bouleversants. Les témoignages de Fanny qui a accompagné sont conjoint jusqu'au bout, c'est beau, poignant, quelle preuve d’amour.
Quelle belle initiative ce site, cela faisait longtemps que je ne me suis pas sentie apaisée, merci pour vos réponses cela m’a énormément touchée.
Un grand merci
Bonsoir emimax, j'ai lu ton histoire avec beaucoup d'attention et ta situation m'a bouleversée , dans l'absolu, il ne devrait pas avoir de problèmes matériels ajoutes a la maladie, mais dans les pires épreuves je crois sincèrement qu'il y a en chacun de nous une force insoupçonnée qui nous aide a continuer le chemin. J'admire ta combativité et je suis sûre que des jours meilleurs vont arriver. Le site est la pour te soutenir et tu verras que tu y puiseras beaucoup de moments de bonheur, j'en fais moi- même tous les jours l'expérience . Je salue encore une fois ton courage et te dis a très vite. Amitiés . DOM
Entre l'envie de fuir et l'impuissance ...
Qu'est-il arrivé à l'homme que j'aime ? 30 ans sportif, séduisant, heureux de vivre... 3 ans après : deux cancers et une vie rythmée par les chimios et les douleurs.
Ce n'est pas la vie dont on rêvait pour nous ou nos enfants...
J'ai tout le temps peur pour lui et parfois je voudrais juste pouvoir m'échapper de cette situation.
Je voudrais l'aider quand il souffre physiquement ou moralement mais quoi faire ?
Alors j'essaie de faire bonne figure, de maintenir un semblant de normalité à la maison mais çà me prend une telle l'énergie. Je suis épuisée...et je dois tenir pour les enfants également. Je me sens bien seule pour porter toutes ces responsabilités ! J'ai fait un serment en me mariant avec lui "jusqu'à ce que la mort nous sépare". Je le tiendrai.
donnez lui tout votre amour a lui et a vos enfants. Je crois que c'est la clef pour vivre cette situation dans les meilleurs conditions. Je crois aussi que la normalité ne fait plus partie de notre vocabulaire.Pourquoi chercher a avoir une vie normale? Soyez heureux entouré des gens que vous aimés. En tant que conjoint(e) il faut aussi etre soutenue par d'autres afin de pouvoir etre utile au maximum. Et surtout faites ce qui vous plait et ne vous privé pas!!!!!
Amitiés
Bonsoir,
C'est vrai la solitude dans mon cas est difficile à gérer. Il y a un diction qui dit: qu'il vaut mieux être seule que mal accompagné c'est peu être vrai, je pense quand on a un épaule près de soi pour nous écouter je pense que cela doit nous aider. Je pense que l'on vit mieux la maladie j'ai beau appeler mon cancer mon colocataire, mais là, je commence à mal supporter ce colocataire.Cela fait 4 ans,je ne suis toujours pas tirée d'affaire je viens d'apprendre que j'ai des métastases osseuses quelle poisse.
Une petite anecdote qui m’est arrivé il y a 4 ans et qui risque de vous faire sourire :
C’est vrai que ce n’est pas facile pendant la maladie, avec les effets secondaires des traitements,
La panique concernant son propre regard dans le miroir, le regard fuyant des personnes qui vous regardent dans la rue. Les paroles de vos proches qui sont involontairement blessantes.
Exemples : tu as bonne mine, on ne dirait pas que tu es atteinte d’un cancer. Excuse moi ce n’est pas un mais deux cancers en espace de 6 mois.
Voyons ce n’est rien de nos jours cela se soigne très bien me disait une soi disant amie, je veux bien, mais c’est moi qui devient chauve, je suis mutilée, j’ai perdu une grande partie de ma féminité, mon corps change, je suis boursouflée, je n’arrive pas à me nourrir, je médite en regardant le fond de ma cuvette des toilettes, j'ai comptabilisé le temps passé à médité dans le fond de ma cuvette 2 mois à plein temps sur une période de 2 ans. Je me brosse les dents tout le temps, j’ai un mauvais goût en permanence dans la bouche, j’ai toujours soif, je n’ai plus le goût des aliments, je perds beaucoup de poids, je deviens anorexique, ensuite je reprends du poids sans pouvoir m’alimenter correctement se sont les traitements soit disant.
La fatigue en permanence, les douleurs musculaires, articulaires et osseuses, les problèmes de concentration, les problèmes de mémoire.
La peur tout simplement.
Ne plus avoir de vie sociale, les amis, les collègues, la famille vous lâchent de peur d’attraper le cancer.
Je refuse d’être un numéro, je suis un être humain, je veux vivre, j’aime la vie, arrêtez de me mettre la pression.
Voici un petit clin d'œil pour l' hôpital qui me suit:
Arrêter mesdames de discuter dans les couloirs quand les portes des chambres sont ouvertes, surtout la nuit les couloirs résonnent, je ne suis pas sourde, je vous entends, le fait de discuter entre vous et de dire < la pauvre, elle n’en a pas pour longtemps, 3 mois à tout casser.>
J’espère qu’elles ne prennent pas de pari sur ma vie.
Je vous ai eu je suis toujours là.
C'est vrai quand on subit ces épreuves, on modifie son regard sur le monde extérieur, Il faut admettre que son corps change, je ne serai plus jamais la personne qui avait la pêche avant la maladie.
mais c'est toujours moi.
C'est difficile d'apprendre a vivre avec, apprendre à se protéger, à écouter son corps, se dire que l’on ne va plus être comme avant, je vous assure que c'est plus facile à dire qu'à faire.
Après avoir subit deux interventions lourdes, deux séries de 34 séances de radiothérapie 2 séries de chimiothérapie et un traitement d'hormonothérapie l'oncologue remet en question le traitement qu'il m'a donné depuis 4 ans. Pas de chance, arrêt du traitement et reprise d'un autre traitement d'hormonothérapie le 2/08/2010. Je crois que j'ai essayé les médicaments les plus populaires de l'hormonothérapie.
Je me demande quand cela va se terminer. Je sais, il faut être positive, avoir toujours le sourire, mais les maux sont toujours présents.
Comme disait Bernard Giraudeau dans l'une des ses interviews il faut trouver la sérénité être paisible avec soi même.
J'ai du travail à faire, le yoga, la sophrologie n'est pas pour moi je suis très stressée de nature.
j'ai connu un petit garçon de 5 ans lors de mes hospitalisations. Il me disait tu souris tout le temps mais tu es aussi malade que moi.Une heure avant de partir, devant ses parents, il m' a dit se sont ses mots :
Théo me disait quand tu regarderas les étoiles dans le ciel, celle qui brillera le plus, ce sera moi je te ferais un petit coucou en attendant que tu viennes me rejoindre, nous pourrons lancer tous les deux, une pluie d’étoiles pour guérir toutes les personnes comme nous.
Bonjour,
C'est vrai que nous en tant que malade nous avons du mal a comprendre les sentiments de l'autre face à cette maladie et tous ce qu'elle change dans notre vie. Mon mari a peur de me perdre et moi je comprennais pas pourquoi, je ne voulais pas voir la vérité, pour moi c'était une maladie comme tant d'autres. Lui il a mieux perçu de l'extérieur les conséquences et voir l'issue de cette maladie. Je réalise tout juste ce qu'implique vraiment cette situation et la peur de partir et de laisser mon mari et mon fils seuls. Pour mon fils dès le départ nous l'avons mit au courant et il le prends mieux que mon mari, mais ce n'est pas marrant d'avoir une maman toujours malade et il est très proche de moi, trop à mon goùt. J'essaye qu'il soit plus autotnome et qu'il fasse plus de choses avec son père.
pour ce qui est de la libido, pas de problème, malgré mes nombreuses cicatrice mon mari et moi nous avons des rapports réguliers. Quand mon corps me le permet bien sur, mais moi je n'ai pas souvent envie,heureusement que mon mari prends les devants.
Nous sommes ensemble depuis 19 ans, on se connait bien et on s'aime toujours, même si je penses qu'avec le temps cet amour se modifit et se bonifit. J'ai beaucoup de chance d'avoir des gens qui m'aime autour de moi, et ma famille est très présente aussi.
j'avoue vous écrire en pleure en lisant vos témoignages aussi touchant les un que les autres, de belles leçons de vie et d'amour.
On m'a découvert un cancer du sein en 2008, ablation en avril suivie de chimio, rayons, herceptin, hormonothérapie, reconstruction en janvier 2010.
Moi mon mari depuis 21 ans, ne m'a pas soutenu et ma quitté pour une de ses collégue de travail, en juillet 2008, alors que j'étais en chimio,il est parti et me cherche des noises en plus.
j'ai deux fils 18ans et 12 ans (en 2008) mes amours, je me suis battue pour eux, ils s'étaient ma raison de vivre.
Je me suis sentie très seule contre la maladie, sans pouvoir parler de mes états d'âmes ne voulant pas inquiéter mes enfants, ma famille est restée distante.
Seule un couple d'amis est resté trés proche de moi et mes fils.
Le divorce est difficile, les problèmes d'argents se greffe à tous à.
Mais je suis en rémission donc heureuse de m'en etre bien sortie""
bravo à vous toutes et tous
amicalement
Bonjour,
Nadine je te souhaite de te sortir de ce mauvais pas, car tu n'a pas eu beaucoup de soutien de la part de ton entourage. Mais cela t'a permit de savoir sur qui tu pouvais vraiment compter. C'est vrai que la maladie, provoque aussi souvent des divorces, malheureusement.
Je voulais savoir si cela n'est pas trop indiscrait, si tu réside en Gironde, car d'après ton speudo j'en est déduis cela.
merci cerenlau
oui en effet je suis entre libourne et bordeaux
amicalement
Bonsoir,
je suis moi même sur Bordeaux et soignée à l'Institut Bergonié.
Amicalement
bonjour a tous et toutes moi aussi je suis confrontée au cancer un cancer canalaire des deux seins ablation du seins gauche a cause des mes trois opération a coeur ouvert et ablationdu coté droit de la chaine de ganglions suivit en 2008de chimio et radiothérapie sa été trés dur a supporter pas soutenue par ma famille et encore moins par mon mari qui a sue me jeter a la face qu'il ne pouvait pas vivre avec une femme qui n'a qu'un sein .poutant j'ai toujour ete coquette pendant mes traitements je trouve que les hommes deviennent égoistes et dieu sait quand il a été malade j'ai toujours été prés de lui.ma famille a peur de cette maladie pourtant le cancer n'est pas contagieux je continuerais a faire face toute seule heureusement qu'il y a une amie plus intelligente qu'il elle me soutient courage a vous tous pour moi j'en ai encore je vous embrasse tous dolo
Bon courage dans votre lutte solitaire et prenez soin de vous, n'hésitez pas à venir vous faire remonter le moral ici. La maison est là pour ça, c'est ainsi que le voyait Giraudeau.
Dolores,
Je vous souhaite de trouvez des personnes qui vous entoure, mais certains c'est vrai s'éloignent alors que c'est pas contagieux. La bétise humaine est sans limite.
Les services de la maison
Ils nous soutiennent
Docteur Jean-François Masson
homéopathe
Docteur Thierry Janssen
psychothérapeute
Matthieu Ricard
moine bouddhiste, interprète du Dalaï lama
Supervision
L'agence Supervision, créatrice du site.
Notoriété Publique
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Mots clés les plus fréquents
Agenda
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Lymphome
Réunion d'information et d'échanges, Hôpital Henri Mondor (94 - Créteil), Espace Nelly Rottmann -
sep 13 2010 -
2ème congrès AFSOS (Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support)
Soins de support en oncologie thoracique et sénologique, Maison de la chimie - Paris 75007
sep 14 2010 -
cancer de la prostate, ce que les hommes doivent savoir
conférence-débat ouvert à tous, entrée libre et gratuite sans inscription, centre de communication de l'Ouest (CCO), tour Bretagne - Nantes
sep 17 2010
Sites amis
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Un site émouvant et sans concession d'une malade "multirécidiviste", qui écrit et peint depuis trois ans.
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Ce site a été créé sous l'impulsion du Pr David Azria, professeur au Centre de lutte Contre le Cancer de Montpellier, dans le but d’apporter une information adaptée et exhaustive aux patients atteints de cancer et à leur entourage.
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Ce site créé par le professeur Jean-Pierre Lotz, chef du service d'oncologie médicale de l'hôpital Tenon à Paris, fournit des informations médicales et juridiques aux patients.
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L'association souhaite changer le regard de la société sur ces femmes dont le corps est devenu asymétrique.



















ma lecture de "vivre le cancer du sein... autrement" me fait soulever ce problème.
Qu'attend-on de l'autre ? Tantôt tout, tantôt rien. Et le conjoint doit jongler avec ça et souvent, enfin c'est mon cas, on lui demande de deviner nos besoins du moment ! et s'il ne devine pas, on le lui reproche... pas simple...
Même au plus proche, peut-être "le" ou "la" plus proche, on a du mal à trouver les mots, on ne veut pas en "rajouter une couche", on cherche encore à protéger ou/et on ne veut pas laisser notre place au sein de notre famille. De son côté il ou elle peut voir ça comme un manque de confiance ou alors ça l'arrange... Mais à travers tout ça, la maladie peut faire ressurgir des choses beaucoup plus anciennes et plus enfouies, et à ce moment-là, "l'autre" se retrouve en première ligne. Et c'est un nouveau combat qu'il faut mener à deux... ou ça passe ou ça casse ! Quand l'amour est là, ou "est toujours là", je pense qu'on peut soulever des montagnes ! ce peut-être encore plus beau et plus profond qu'avant parce qu'on a touché du doigt l'essentiel.
cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le coeur... L'essentiel est invisible pour les yeux"
"Ce qui ne parvient pas à la conscience, revient sous forme de destin..."