Marina l’exploratrice

par Marina

Portrait de Marina En 2002, une forme rare de leucémie aigue m’a fait entrer dans un essai thérapeutique. Mon médecin m'a dit : "Je ne sais pas combien de temps le traitement va marcher, un an, deux ans, cinq ans... Vous êtes une exploratrice." Cela fera sept ans cet été. Sept ans que j'explore la maladie et ses conséquences. Je suis engagée dans des associations depuis quatre ans. Mon espoir : voir la société évoluer vers une meilleure prise en charge des patients afin qu'un jour la maladie ne soit plus qu'un chapitre dans le roman de la vie.

visitez le blog de Marina

Devinette brulante pour la journée mondiale anti-tabac

Qui a chanté ?
« L'amour c'est comme une cigarette
Ça brûle et ça monte à la tête
Quand on ne peut plus s'en passer
Tout ça s'envole en fumée.
L'amour c'est comme une cigarette
Ça flambe comme une allumette
Ça pique les yeux ça fait pleurer
Et ça s'envole en fumée. »

Voila, c’était ma contribution à la journée mondiale anti-tabac.
Dans le passé, j’ai fait beaucoup de prévention et de conseils à l’arrêt : dans des lycées, des collèges, dans un très beau jardin éphémère sur le parvis de l’hôtel de ville, au journal Le Monde, à France 2, dans le métro le 31 mai. Puis j’ai fait de la prévention amicale lorsque mes amis me présentaient quelqu’un « ah tiens, Igor fume, tu ne veux pas le conseiller pour arrêter ! » mais Igor ne demandait pas à arrêter ! Alors, « Igor, je t’adore, arrête de fumer nom d’une pipe ! » Bon, disons que je faisais un tabac et que je me suis lassée. Mais j’ai trouvé ça passionnant en termes d’échanges, de rencontres, de chercher l’origine de l’addiction ou le « pourquoi » de la rechute cinq ans après l’arrêt : souvent, une dépression, un deuil, un problème et la cigarette doudou, récompense, réconfortante revenait. D’autres personnes ne savaient pas pourquoi elles fumaient. D’autres avaient juste besoin d’être encouragées, que quelqu’un leur dise comme un parent « mais oui, mon petit, tu vas y arriver ». Les femmes ont peur de grossir, certaines préfèrent continuer à fumer que de prendre quelques kilos inévitables mais gérables en faisant du sport. C’est vrai qu’un poumon en moins, ça doit peser moins lourd sur la balance. J’ai aussi compris qu’on ne pouvait pas tout faire en même temps. Beaucoup de journalistes fument en travaillant : l’un deux venait d’arrêter la cocaïne, je lui ai conseillé de continuer la clope parce que psychologiquement une grande fragilité émanait de sa personne. Mais je me souviens de cet homme qui marqua mon esprit : lui aussi travaillait dans un grand journal vespéral, il nous avait interpellé par sa grande maigreur, sa blancheur et un état extrême de fatigue. Il expliquait que lui et sa femme fumaient tous les deux et qu’il était inquiet pour sa fille car sa femme avait acheté une machine à fabriquer des cigarettes et préférait acheter du tabac que de la nourriture car, lui avait-elle dit « la faim, c’est dans la tête », là, j’avoue que je me suis sentie bien démunie…envolées mes certitudes. Dernièrement, un ami me disait qu’il avait commencé à fumer tard, vers la trentaine, et que désormais pour travailler, pour écrire, il en avait besoin, il se rendait compte que la qualité de ses écrits différaient selon qu’ils étaient réalisés avec ou sans cigarette. Et surtout, « il adore fumer », il fait donc parti des fumeurs pour qui la cigarette est un plaisir, ce qui n’est pas le cas de tous les fumeurs. Evoquant mon cancer, il me disait qu’à ma place, s’il avait été malade, il aurait arrêté tout de suite de fumer et je m'étais demandé s’il fallait avoir été malade pour faire plus grand cas de sa santé. Chacun choisit car fumer est un choix, au départ. Quand j’avais quatorze ans, j’ai du faire ce choix là, inconscient, de ne pas fumer. Mon père venait de décéder d’un arrêt cardiaque, il fumait deux paquets de gitanes par jour. A trente-neuf ans. Trop jeune pour mourir. Je crois que je vais continuer mon addiction à l’amour, l’amour du chocolat bien entendu.

la chanson est bien de sylvie

Portrait de fmuriel1961

la chanson est bien de sylvie vartan

fmuriel1961

Ne serait-ce pas Sylvie

Portrait de Jean-Philippe L

Ne serait-ce pas Sylvie Vartan ???
En tout cas, l'addiction au chocolat est certainement un bon moyen de garder le sourire...
Jean-Philippe L

Moi aussi je suis addict au

Portrait de halize

Moi aussi je suis addict au chocolat noir 70% bien sur et en plus il parait que c'est anticancer!!!!...... alors ne boudons pas notre plaisirs.
Pour moi le tabac est devenu un grand problème car cela va faire 19 ans que j'ai arrêté et maintenant je supporte de moins en moins bien, pour ne pas dire plus du tout, la fumée et l'odeur du tabac même sur la terrasse d'un café, alors du coup, je rentre à l'intérieur!!!....LOL.....