Chaque homme est seul

« Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte », j’ai toujours aimé cette phrase d’Albert Cohen.

Devinette brulante pour la journée mondiale anti-tabac

Qui a chanté ?
« L'amour c'est comme une cigarette
Ça brûle et ça monte à la tête
Quand on ne peut plus s'en passer
Tout ça s'envole en fumée.
L'amour c'est comme une cigarette
Ça flambe comme une allumette
Ça pique les yeux ça fait pleurer
Et ça s'envole en fumée. »

Voila, c’était ma contribution à la journée mondiale anti-tabac.

Il faut se laisser surprendre par la vie

Comme un samedi où ça me dit rien avec un rendez-vous manqué, un temps triste comme moi, aucune envie de travailler, j’avais prévu un diner le soir dans un restaurant Thaï où j’allais parfois avec petite Marie partie trop tôt. Alors, à la fin du repas lorsque le serveur est venu me demander si j’étais une amie de Mlle Marie et qu’il m’a présenté ses condoléances, mes larmes de crocodiles sont arrivées. Je suis partie du restaurant avec une autre amie en pleurant. Je ne sais pas ce qu’ont libéré ces larmes, mais juste après j’ai eu envie de rire, mais vraiment, je me sentais bien.

Ne me demandez plus d'être Patiente

Récit incisif d’une ablation de port-à-cath qui aurait du bien se passer si le chirurgien m’avait écoutée. Mais ça, je crois que pour l’écoute des patients, il va falloir les former les soignants, sinon la prochaine fois je prends un hameçon de pêcheur et je fais à qui le veux une ponction de moelle osseuse à la fléchette.

 

Vie et mort du P.A.C

Dit « port-à cath »
2003-2010

Cher Ami, Cher Paquito,

C’est avec regret que je dois t’apprendre que c’est la fin. Non pas la fin des haricots, mais la fin pour toi de ta présence dans mon corps. Et crois-moi, personne n’est resté aussi longtemps !
Presque 7 ans avec un P.A.C, beaucoup moins avec mon mari, Cher P.A.C, quel courage ! Quelle présence ! Et quel ennui aussi pour moi de voir cette cicatrice, cette boursouflure tous les jours. Encore une piqure de rappel.

Humains à l’extrême

Souvenir de séances de prévention dans un collège parisien, classe de 3ème.
Je viens présenter bénévolement La Ligue contre le Cancer et j’accompagne un médecin intervenant sur le soleil, l’alimentation, l’activité physique, l’alcool, le tabac, autant de facteurs de risques de cancer, j’interviens aussi sur le tabagisme. Lorsque je rappelle que plus de 50% des cancers pourraient être évités, 50% des élèves regardent leur S-aime-S. Je concluais souvent la séance en rappelant que la santé est un bien précieux, mais c’est souvent lorsqu’on la perd qu’on s’en rend compte.

Le don, c'est bon!

Du 8 au 14 mars a eu lieu la 5ème semaine de sensibilisation au don de moelle osseuse.
En avez-vous entendu parler ? Moi non. Je le sais parce que la cause m’est chair:-) Quasiment un acte citoyen, un don de vie, une chance pour l’autre, une force pour soi.

Le Docteur Frousse et moi

La relation malade/médecin, comme toute relation humaine, est traversée d'émotions. Voici un condensé de mon histoire avec celui que j'appelle "Dr Frousse" - et pour qui j'ai néanmoins un grand respect -.


Par un beau soir de juin  2002, le Dr Frousse m’annonce une forme rare de leucémie aigue, love at first sight.


En 2003, deux mois après une autogreffe,  il me dit de reprendre une vie normale. Ah oui ! En me tenant au mur chez moi ? Mais c’est quoi « une vie normale » ? ">

Pleure, tu pisseras moins !

C’est faux ! Et j’aimerais bien savoir qui a dit cette ineptie. Marie, je t’ai pleuré beaucoup jeudi quand un hommage te fut rendu dans ton village, et bien crois-moi, si tu me vois quelque part, je pleure encore, et j’ai fait pipi 3 fois aujourd’hui.
Tu crois que c’est le thé vert ?
Petite farceuse partie trop tôt, je me souviens des mojitos (tu noteras que même en peine, j’arrive à jeuxdemologuer).

Chauve qui peut - part 2

Dans cette phase difficile de perte des cheveux, de séparation avec mon enfant que je voyais derrière la vitre de cette chambre stérile, un psychologue est entré dans la chambre. Il m’a beaucoup aidé sur cet aspect me rappelant que la féminité, ce n’est pas que les cheveux. L’attitude, la voix…il y avait d’autre chose. La maladie n’enlève pas l’essentiel de ce que nous sommes intrinsèquement.